Femmes et religions

Thème  « Femmes et religions ? »
Essai de restitution du café-philo de l’Haÿ-les-Roses
12 mai 2004.

Introduction (par Jean-Michel Astier): «  Commençons par un petit rappel historique du difficile rôle de la femme au plan religieux.
Le modèle juif limite le rôle de la femme à celui d’épouse et de mère. La religion juive tolère la polygamie et donne à l’homme le droit de répudier sa femme. Au sein de la famille, c’est la mère qui transmet les enseignements religieux à ses enfants et qui les surveille en ce domaine. Toutefois, la femme n’a pas le droit de conduire la cérémonie au temple et il lui est interdit d’y mettre le pied en période de menstruation.
Dans son rapport au monde féminin, le catholicisme présente une contradiction flagrante : l’Eglise tient la femme en haute estime et fait son éloge en tant qu’épouse et mère, mais elle rejette aussi sur elle la faute d’avoir entraîné Adam à commettre le péché originel. Saint Paul, le premier idéologue catholique, concède à la femme la responsabilité de guide spirituel et moral, mais conseille que, dans le cadre familial, elle se soumette à l’autorité de son mari et qu’au temple, elle ne puisse ni officier ni prêcher.
L’islam lui protège l’homme et lui octroie la plupart des pouvoirs ; exemple parmi d’autres dans le hadith suivant (Hadith = Parole du prophète Mohammed) qui dit que les femmes sont moins intelligentes que les hommes ; ce qui justifie que lorsque les femmes sont appelées à témoigner devant un juge dans une affaire donnée, le témoignage d’un homme équivaut celui de deux femmes.
Hadith 114 dans le Sahîh de Muslim
« L’Envoyé d’Allah a dit: « O femmes! Faites l’aumône et sollicitez plus fréquemment le pardon d’Allah, car je vous ai vu former la majorité des réprouvés de l’Enfer ». Une femme – parmi celles ayant l’esprit judicieux – s’exclama: « Et pourquoi cela, ô Envoyé d’Allah? ». – « C’est, répondit-il, que vous multipliez vos malédictions et vous êtes ingrates envers vos époux. Je n’ai vu parmi les êtres faibles en intelligence et en religion personne qui, mieux que l’une de vous, fasse perdre l’esprit à un homme sensé ». – « En quoi, reprit-elle, ô Envoyé d’Allah, consiste le défaut de notre intelligence et de notre religion? ». – « Le témoignage de deux femmes équivaut à celui d’un homme… Voilà pour le défaut de l’intelligence, répliqua le Prophète, et quand elles ont leurs menstrues, les femmes ne cessent-elles pas de prier et de jeûner des nuits durant?… Eh bien! Voilà pour celui de la religion.
Le cadre traditionnel dans lequel s’est inscrit la naissance du Bouddhisme laisse lui aussi présager une conception négative de la femme, et vient confirmer les paroles d’un Bouddha au sujet des femmes ainsi que ses actions lorsqu’il instaure et organise la Sangha (la communauté bouddhique). Les cinq obstacles, ou cinq interdits, sont les cinq états supérieurs qu’une femme ne peut en aucune façon espérer atteindre, à savoir l’état du dieu Brahmâ, celui du dieu Indra, celui de protecteur du Dharma, de roi universel (çakravartin) et enfin celui de bodhisattva (le modèle vers lequel tendent les efforts du pratiquant qui veut devenir un bouddha).
Aussi, après ces siècles de mise à l’écart par les quatre grandes religions et sur un fond de crise économique, politique et morale, le nouvel intérêt du monde pour la chose religieuse doit aujourd’hui interpeller les femmes sur la chance ou la méfiance que cela peut engendrer. Mais, tant que les textes de références existeront, comment les femmes pourront moderniser les religions. Peut-être en inventeront-elles une nouvelle basée sur la liberté … de l’esprit et du corps !!! Sans mauvais jeu de mots, j’espère que ce soir : ça va décoiffer !!!

Débat :    –  Chez les adeptes de Krishna les femmes ne doivent pas toucher la nourriture car elles sont considérées comme impures. Mais il s’agit d’une secte. Il existe une différence entre une secte et une religion comme énoncé dans le titre du café-philo de ce soir. Dans le judaïsme il existe des femmes rabbins, et chez les protestants des femmes pasteurs. Mais pas de femmes prêtres dans le catholicisme. La monogamie ou la polygamie est aussi fonction de la culture locale. Les hommes religieux ont imposé un code religieux aux femmes qui les asservit. Il stigmatise l’insignifiance de al femme, son indignité mais elle reste chargée d’éduquer les enfants.
– Réponse pour les femmes : n’avoir aucun religion et s’en libérer. On peut se soumettre aux lois d’un pays mais pas à des lois religieuses. On peut être une femme qui connaît la religion et avoir des engagements citoyens. La religion n’est pas nécessairement un obstacle à la liberté. Il existe des gens très malheureux à cause de la religion. Une participante dit avoir perdu la foi et avoir consulté un religieux puis après avoir connu un jeune socialiste elle a adhéré aux jeunesses communistes. Il existe des cas de situations sociales où la religion ne joue pas son rôle
– Nous rappelons le cas de musulmanes qui ont été rejetées à cause de leur tenue choquante, Mais il existe des musulmans libéraux vis à vis de leurs filles. Une interprétation personnelle de la religion est nécessaire
– Les occidentales ont peur des femmes voilées car le voile est pour elles un symbole de l’aliénation de la femme et de la domination du masculin. Pour la femme : c’est l’image ; l’apparence qui est important aux yeux des hommes pensent-elles ; mais du point de vue de  l’homme, la femme est aussi du domaine du ressenti. La femme serait l’apparence et le masculin serait l’émanation .
– La femme qui séduit fait perdre le côté rationnel à l’homme, le côté viril, et fait émerger les émotions. Face à une belle femme on ne peut qu’à la fois la désirer, et la maudire et rejouer des sentiments et des émotions infantiles
-Nier son désir est une façon de nier ses émotions. Comment exprimer son désir et ses émotions sans l’agir ?
– L’homme doit pouvoir accepter que son désir soit refusé et que l’autre n’ait pas envie de lui. Il faut pouvoir entendre le désir de l’autre sans rien dire, ni l’humilier, ni nécessairement y céder.
– Mais dans le cas des femmes amoureuses d’un homme et qui souhaitent exprimer leur désir, elles doivent être capables de supporter que leur désir soit repoussé. La religion est là pour ritualiser les rapports hommes-femmes et ne pas être dans des relations de pulsions incontrôlées.
– A l’origine des humains : la femme perpétuait la race. La femme a été déifiée pour la maternité (apparition de déesses de la fécondité) et l’homme était chargé de subvenir aux besoins de la femme et de l’enfant. Il avait la force.  Ceci jusqu’à l’apparition de l’agriculture et à l’apparition de la propriété privée qui a entraîné les premiers conflits. Les premières religions sont apparues pour mettre de l’ordre, pour définir les héritages, les religieux ont dit comment devait se faire la transmission des biens et des territoires.
– Une participante se définit comme anticléricale foncièrement. Une autre se définit contre le fait que la religion fait peur et est dangereuse. Les deux ne sont pas nécessairement contradictoires ; on peut être fidèle à une religion sans adopter ses hiérarchies, ses règles et sa nomenclature, ses dogmes. Une participante de religion chrétienne a été élevée dans un village entre des catholiques et des protestants et témoignent des nombreuses activités partagées avec beaucoup d’échanges entre les deux religions et beaucoup de bonheur et de tolérance mutuelle.
– Femmes et religions : dans les religions comme le judéo-christianisme, il y a une hypocrisie des hommes de dire que les femmes ne peuvent pas représenter Dieu. Or il y a des femmes pasteurs dans le protestantisme où la souveraineté n’est reconnue qu’à Dieu. Il n’y a pas de sacrement de pénitence dans le protestantisme et pas de culpabilité par les hommes. Le protestant n’est responsable de ses actes que devant Dieu.
–  Marie la Vierge, Marie-Madeleine et la prostituée qui couvre de parfum les pieds de Jésus sont des personnages de femmes de la Bible. Dieu semble avoir fait confiance à la femme ; c’est l’homme qui ne lui fait pas confiance, car elle éveille en lui des peurs ancestrales.
– Nous rétablissons le sens de la virginité de Marie qui n’est pas d’être restée vierge en concevant Jésus mais d’être née sans idée du mal et sans péché originel, sans avoir commis de faute au regard de la loi de Dieu. La virginité définitive de Marie est un mythe médiéval né d’un malentendu de traduction ; et si elle était vierge à la conception de Jésus cela ne dit rien de son état après.
– C’est la femme qui transmet, mais l’homme devrait d’autant plus reconnaître la femme.
– Dans les trois monothéistes il y a une terreur de la sexualité de la femme, une peur de la femme comme être sexuel.
– La terreur de l’être sexuel, ce qui fait peur à l’homme c’est le pouvoir de la femme, son pouvoir de séduction ne peut-être de gestation et de maternité.

Le poème de Florence:                                                  Femmes et religions

Une Vénus aux formes arrondies
A proclamé à la face du monde
Le triomphe d’une terre féconde
Elle a perdu la guerre à ce qu’on dit

Et lorsque Mars du haut du ciel fondit
Ce fut le début d’une guerre immonde
– Pourtant la pomme d’or était bien ronde !
Mais Minerve la sage répondit :

– Le prix de la beauté est bien amer
Elle consacre ta mise en esclavage
Captive, épouse et mère est un breuvage

Je n’en ferais pas un plus long sommaire
La pomme est pour longtemps ton infamie
Personne ne t’a demandé ton avis.

– A l’origine les femmes pouvaient être affaiblies par les maternités et les hommes les plus intelligents ont imposé des régulations par la force, comme les codes sociaux pour les hommes, qui ont des besoins de s’adapter à leur milieu mais qui n’ont pas besoin d’une religion qui descend du ciel. Il faudrait faire une distinction entre la foi et les églises et les dogmes. Une intervenante est d’une famille non baptisée depuis quatre générations et n’a ni foi ni religion. La domination de l’homme par la femme a lieu par la force. La domination de la femme sur l’homme  est liée à la peur que l’homme a de la femme. Il existe des sociétés matriarcales : « femmes et religions » pose plus généralement le problème des relations homme-femme
– On assiste à un archaïsme des interprétations religieuses qui rejoignent l’archaïsme des psychologies des individus.
– Une tradition doit être en évolution. La tradition est quelque chose de vivant et le rituel n’a de sens que s’il est adapté à la vie et s’il évolue avec elle. Il est essentiel d’éviter le dogmatisme dans toutes les religions surtout quand ils rejoignent les pouvoirs politiques. Et il faut sans cesse rappeler les valeurs humaines et les valeurs de vie que doit transmettre la tradition. Le dogme est une valeur de mort.
Depuis toujours ce sont les hommes qui ont fait les lois à partir des religions et pas les femmes.
-Il faut noter l’importance de ce qui est vivant. Le questionnement est ce qui est vivant. Il est important de pouvoir se questionner. Les églises sont dangereuses quand elles ne permettent pas le questionnement. Le judaïsme n’existe pas sans le questionnement (écoles talmudiques) ce qui entraîne la liberté quand il y a questionnement. Le protestantisme, avec le libre arbitre laisse la place à la clause de conscience donc au questionnement et à la liberté.
– Les intégrismes et les religions sont aussi différents l’un de l’autre que les dictatures et les régimes politiques. Certains ne font pas de politique par peur d’être embrigadé, et par peur des dictatures et des aliénations de leur liberté, et certains ont peur de la religion pour les mêmes raisons et par peur des intégrismes. Mais ce sont toujours les pensées totalitaires qui font pour. Ce n’est pas nécessairement la  misère qui provoque l’intégrisme.
Il y a parfois une dégénération d’une intuition originelle bonne qui évolue vers une forme pervertie et totalitaire et en intégrismes qu’ils soient religieux ou politiques. Au moment où l’agriculture est arrivée et la propriété connexe, l‘homme a été terrifié par son propre désir de posséder, d’où la soumission de la femme.

G Les Talibans posent la question de la relation à la femme sexuelle. L’homme serait esclave de ses pulsions et ses instincts primitifs et ne voudrait pas risquer d’être désiré. Cela pose autrement le problème de l’argent. L’Eglise catholique était très riche dans les pays de l’Est et de parents orthodoxes d’une participante ont vu le CCR Belle Epine, « le temple du Dieu argent ». (Mamon). Ils ont été choqués par notre consumérisme occidental et le symbole de l’argent qui fonctionne comme un nouveau Dieu. Le World Trade Center et la chute des tours jumelle a été la destruction d’un symbole d’un « Dieu » moderne au temple de l’argent en gratte-ciel de verre. Cette nouvelle religion continue à inférioriser les femmes. Se pose alors le rôle de la prostituée par rapport à l’argent. Et son « alternative » à l’amour. Pourquoi demanderait-elle pardon ou culpabiliserait-elle de donner du plaisir ? Mais les femmes répondent qu’une prostituée ne donne pas du plaisir mais elle le vend ce qui fait toute la déférence.

– Le rapport à la mère est un rapport de violence, dans certaines civilisations, et cela entraîne une violence ensuite de l’homme-fils vis à vis de sa femme. Pour certains on assiste aussi au cas du passage d’un homme dans un état infantilisé à un mari qui infantilise sa femme.
– Si un homme pense que toutes les femmes sont des putains, il se place ipso facto dans une situation supérieure.
– Le port de la bruma s’accompagne parfois de tenues de séduction en dessous pour le mari ; la femme ne peut se montrer qu’à son époux et elle ne doit pas être objet de tentation. Mais arriver à gérer ses émotions c’est penser.
– La prostituée peut avoir une écoute profondément féminine différente à la situation où une femme est enfermée dans son désir et n’est plus dans l’écoute de l’autre.
– Une personne de religion juive par le père a eu une éducation avec une violence maternelle et une chape de dogmatisme religieux. Cela génère de la souffrance chez le fils, qui transmet de la souffrance à son tour involontairement. Pour se valoriser à ses propres yeux, on valorise la prostituée. Comment la religion intervient-elle dans le cas de l’amour d’une femme pour u homme entre mais ? L’amitié c’est de l’amour désérotisé ou de l’amour érotisé non avoué à l’autre et à soi le plus souvent, et non reconnu comme tel, et a fortiori non agi.
– Enfin, il faut noter que les femmes bougent par rapport aux sociétés religieuses à forte emprise. Plusieurs productions littéraires et artistiques en témoignent. Ainsi les films « Osama » et « les yeux secs » dénoncent de situations de femmes soumises à la volonté de l’homme. Et des livres comme «ni pûtes, ni soumises », ou « bas les voiles » ou « je viens d’ailleurs » témoignent également de la situation des femmes dans certains pays.
– Julietta nos propose alors le livre qu’elle contribue à écrire avec un collectif de femmes «filles de Mai »

Intervention de Danielle : Les différents types de femmes : Contemplatives, besogneuses, mère, fille, femme, égérie, muses, compagnes, épouses, amantes, maîtresses…
Prostituée (objet de désir uniquement), Marie (éternellement vierge), Sophia (la Sagesse)
Les différents types de femmes  dans les religions :
–                            Egypte :
Mythe d’Isis qui a rassemblé les morceaux d’Osiris qui étaient dispersés aux quatre coins de l’Egypte et qui l’a reconstitué, et a rassemblé les morceaux sauf le sexe, qu’elle a remplacé par un sexe modelé dans de l’argile, fragile
–                            Grecs :
Gaïa la Terre-mère, qui enfante sans arrêt suite à de vastes unions permanentes avec Ouranos le Ciel, des quantités d’enfants (les Titans, les cyclopes…), des enfants sauvages nés des amours violentes et tumultueuses de leurs parents, dans la sensation, la sensualité uniquement.
Junon : la femme de Zeus, perpétuellement trompée et perpétuellement souveraine. Elle tient Zeus sous son courroux permanent et finit par se moquer avec lui des conquêtes de son mari et de ses victimes ( exemple : Platée la grenouille Cf Opéra de Rameaux)
Athéna : l’éternelle vierge armée de l’intelligence qui aime Apollon
Aphrodite : la beauté et l’amour avec Eros, qui aime Hermès ?
Artémis : la déesse chasseresse et conquérante, et interventionniste qui aime Héphaïstos ?

Les nymphes, les déesses, les héroïnes

Les différentes femmes dans le voyage d’Ulysse, l’Odyssée.
Les femmes dans « le banquet » de Platon et c’est une femme qui a le dernier mot sur la définition de l’amour face à l’assemblée de tous les hommes tous plus doctes les uns que les autres qui discourent sur ce que c’est que l’amour.
–                            Judaïsme :
Sarah : la femme stérile d’Abraham qui n’a pu enfanter un fils qu’après avoir connu Pharaon, à qui elle a été présentée comme la sœur d’Abram, Sarai
Hagar, la servante de Sarai qui a eu un fils d’Abram mais qui a dû être répudiée au désert au puits de  ( ?), quand Sarah a elle-même été mère.
Les quatre femmes de Jacob : Rachel la femme légitime préférée mais stérile qui n’a pu enfanter que dans son vieil âge et les deux servantes et la deuxième femme qui ont donné dix enfants à Jacob avant que Rachel ait les deux siens.
Les filles de Jacob qui sont bénies au même titre que les frères et sont à la tête de tribus parmi les douze d’Israël
Judith : la reine qui a accepté de recevoir le chef de l’armée ennemie Holopherne dans sa tente et de vivre une relation coupable pour sauver le peuple juif et le libérer du joug du tyran,  et qui a demandé la décapitation d’Holopherne, dans sa tente au prix de son sentiment de culpabilité.

Christianisme :
Marie : fille d’Anne et Joachim, Mère de Jésus, Sauveur du peuple, conçue virginale, sans idée du mal. Le Seigneur l’a choisie pour sa virginité et l’a couverte de son ombre : il l’a rendue enceinte de Jésus fils de l’amour fou de Marie pour son Seigneur.
Elizabeth : la cousine de Marie mère de Jean-Baptiste, cousine enceinte en même temps et qui magnifie Marie pour sa grossesse sans porter de jugement.
Marie de Béthanie : la jeune fille contemplative qui boit les paroles de Jésus à ses pieds et qui est la sœur de Marthe et de Lazare
Marthe : la jeune femme besogneuses qui s’agite et travaille pendant que Mari écoute ; elle est la sœur de Marie et de Lazare. Elle a le sens des réalités et le sens pratique.
Marie-Madeleine : la fine mouche à qui Jésus promet l’eau de vie qui désaltère à jamais ; et qui a eu 7 maris sans les garder. La fille de Samarie un peu plus avertie de la vie.
La prostituée : qui recouvre les pieds de Jésus de parfum et de larmes et qu’elle essuie avec ses cheveux longs
La syrophénicienne qui dit « les petits chiens mangent bien les miettes »
La femme hémorragique : qui est guérie du seul fait de toucher les franges du manteau de Jésus en qui elle croit.
La mère de l’enfant malade, la fille du centurion, Ste Véronique et toutes les saintes…
–  Islam : Livres : « Ni putes ni soumises » et « Bas les voiles »
Les relations hommes femmes dans l’Islam : cloisonnement des sexes et de leurs activités ; rapports hommes-femmes trop souvent réduits à la séduction et à la sensualité. Les femmes parlent des hommes entre elles et les hommes parlent de leurs exploits avec les femmes entre eux. Rôle néfaste des ayatollahs dans les sociétés islamiques où les femmes sont coupables d’être des objets de tentation pour les hommes et doivent dissimuler leurs charmes de la vue des hommes (excès : voile, burka…). Société basée sur l’exacerbation des désirs dans les relations homme-femme et sur les excès des rapports basés sur la sexualité indépendamment de tout autre lien culturel, affectif ou professionnel. (l’évolution est fonction du degré d’instruction). On assiste à la réactivation de sociétés archaïques ; l’intégrisme se base sur de l’archaïque des relations  et on assiste à une caricature par les  religieux des relations, qui nuisent aux rapports hommes femmes entre musulmans.
Voir le film : « Les yeux secs ».
Bouddhisme : Peu de femmes dans le bouddhisme,  Eveil personnel et voie du milieu. L’homme est seul et va dans la vie en refusant tous les excès et ce qui peut le faire souffrir : Bouddha est un gentil prince déchu qui a eu la révélation de la voie du milieu après des jours de jeûne et de méditation à l’abri d’un grand arbre au bout d’une longue marche. Peu de place du féminin dans le bouddhisme. Maîtres Zen, Moines, Bonzes… Rapports homme-femme désérotisés et plus contemplatifs ou dans la réserve prudente.
Impuissance de Bouddha et côté « Has been» du puissant détrôné. Homme après la chute de son royaume, qui a perdu ses richesses et son pouvoir (son phallus ?).
– Les dérives : les religions mal comprises peuvent entraîner des dérives :
Domination de la femme par l’homme dans les rapports archaïques.  Rôles de second plan des femmes. Pouvoir masculin qui peut être conforté par les religieux qui sont des hommes en général.
Culpabilisation de la relation sexuelle hors mariage.
Intégrismes religieux.
Valorisation des naissances d’enfants masculins pour la transmission du nom dans certaines sociétés y compris occidentales.
Culpabilisation des personnes qui commettent une « faute » aux yeux de la morale ou de la vie : (donner la mort – crime, euthanasie, destruction d’embryons congelés, avortement…, atteinte à la vie et à la propriété privée (vol), trahison et faux témoignages…etc… cf Décalogue)
Dogmatismes des « stricts observants » mais : « on peut juger des actes mais pas des personnes ».
Femme toujours présentée comme occasion de chute pour l’homme.
Aujourd’hui en Occident :
Progrès social : droit de vote ( en 1944-1945) et citoyenneté de la femme
Droits de l’homme valables pour tous les citoyens y compris les femmes
La Déclaration Universelle des Droits Humains est  pour les citoyens du monde entier ; pas de discrimination en raison de l’appartenance sexuelle.
Droit au travail : un même travail doit recevoir le même salaire quelque soit le sexe
Droit aux congés parentaux : pour les hommes comme pour les femmes
Congés de maternité payés et prestations sociales pour les femmes enceintes
Liberté de choisir son travail, liberté de faire des études, liberté d’opinion, liberté d’expression, liberté de conscience, liberté d’association, liberté de vie publique (politique, sortie non accompagnée dans tous les lieux publics, sans discrimination
sexuelle)…
Les problèmes encore aujourd’hui :
Mais il y a aujourd’hui encore des hommes qui refusent l’égalité sexuelle, qui est différente d’une identité sexuelle semblable entre homme et femme : Les hommes et les femmes sont différents mais égaux.
1) « droit de cuissage » et « promotion canapé » : pas seulement dans le showbiz : cas des patrons qui séduisent leur personnel ou leurs stagiaires.

2) Harcèlement sexuel : (sex harassement !) dans la vie professionnelle, dans les revues, les publicités, les gadgets, le commerce, les images TV, ciné et une certaine culture…

3) Hommes qui sont dans la séduction avant et dans la dénégation après.
4) Problème des hommes et de certaines femmes à assumer leurs relations mais ceci est lié plus aux individus qu’à l’appartenance sexuelle car certains assument parfaitement.
5) Cas du féminisme qui a pu être parfois si « anti-hommes » qu’il nous a fait des bataillons d’homosexuels ou de machistes et que les hommes ont du mal à s’identifier de façon à plaire à ces femmes qui ont pu être revendicatrices et excessives dans  un combat exclusif ; cas des femmes « différentialistes » et des femmes « universalistes »
6) Reconnaissance de la légitimité du plaisir de la femme qui est devenu pour certaines femmes exigence telle qu’elle terrorise l’homme inconsciemment ; il a peur de ne pas être performant et à la hauteur de l’attente de la femme.
7) Cas des discriminations salariales pour des raisons sexuelles, ethniques… Professions que l’on donne de préférence à un homme blanc, jeune, français, de bonne famille et en bonne santé….
Place des femmes en politique : problème de la parité qui peut être un pansement sur une jambe de bois..

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