Philosopher en l’an 2000, est-ce possible?

          Thème :            « Philosopher en l’an 2000, est-ce possible ? »
  
Essai de restitution du café philo du café philo du  8 décembre 1999.
Animateur : Guy Philippon.                             Modérateur : Jean Carassus.

      Qu’est-ce que la philosophe ? N’est-ce pas un questionnement ? Emettre des réponses, chercher des explications au réel, s’interroger sur la nature humaine, son origine, son devenir, prendre le temps de réfléchir ? La philosophie ne peut-elle pas se rapprocher de la sagesse ? Et la sagesse n’est-elle pas une forme de philosophie ? N’est-elle pas un guide ? Un ensemble de valeurs ? Philosopher, n’est- ce pas  une façon de vivre ? N’y a t-il pas une philosophie de la vie ? Philosopher n’est- ce pas  un concept occidental ?
Philosopher n’est-ce pas un acte volontaire, comme lire, rêver, s’éduquer et qui ne se conjugue pas à l’impératif ? Philosopher n’est-ce pas penser par soi-même ? Toutes les interrogations ne se posent pas à partir de nos émotions, nos rencontres. A partir de nos vécus, nos problèmes, nos expériences ? A partir de notre raison, de notre imaginaire ? Peut-on rappeler la distanciation entre l’idéal et la réalité en prenant l’exemple de l’espace, du temps ? Que cherchons-nous ? La philosophie permet-elle de s’éloigner de la réalité ? Voire d’une réalité qui tend à l’universel. L’universalité permet-elle de côtoyer Dieu ? A condition de le différencier de la religion. L’universel est-ce les traits communs aux fondements des valeurs humaines ?
Le pouvoir de philosopher n’est-il pas un luxe ? Ne sommes-nous pas des privilégiés ?
       Quand il faut consacrer son temps à lutter pour la survie, peut-on s’interroger sur les problèmes existentiels ? Les suicides ne sont-ils pas plus nombreux dans nos pays, dits, développés ?
N’est-il pas possible de philosopher quel que soit son milieu ? Le savoir, l’illettrisme n’interviennent-ils pas ?
Cette force qui existe chez ceux qui ont faim, ne devraient-ils pas la conserver toute leur vie ?
      La nécessité de philosopher ne vient-elle pas du déclin, de la disparition des valeurs, individuelles comme collectives ? Du manque de références, de modèles, de l’absence de symboles ?
     N’éprouve t-on pas le besoin de savoir quel est notre rôle social ? Peut-on se contenter de subir ? Peut-on affirmer que l’esclavage a totalement disparu ? Ne doit-on pas reconnaître et évaluer les possibilités pour l’homme d’être (objectivement) dans l’erreur, tout en ayant (subjectivement) le sentiment d’avoir raison ?
La démarche n’est-elle pas par, va et vient incessants, d’apprendre à se connaître soi-même ? De poser un regard sur les autres ? D’essayer de comprendre le monde qui nous entoure, qui bouge ?
        Sans penser est-il possible d’agir et peut-on agir sans penser ?
    Mais que font les hommes pour la philosophie ? Que font-ils quant à la mémoire ? Pour lutter contre le commerce humain ?
     Comment transmettre l’esprit philosophique dans une société, où il est difficile de faire prendre conscience aux autres des conditionnements possibles ?
      Les cafés philo ne répondent-ils pas justement à un réel besoin ? A travers ces nouveaux lieux de parole, ne retrouve t-on pas la tradition ? Ne redeviennent-ils pas les premières maisons de la culture ? Un café mais pas une chapelle !
Les autres sujets proposés portaient sur la liberté, la responsabilité, le doute, les jeunes (question plus à tendance sociologique que philosophique).

 

 

 

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