Thème: Avons-nous réellement un libre arbitre ?

Restitution du débat. Café philo de Chevilly-Larue
24 septembre 2008

Diogène.

Animateurs : Danielle Vautrin, Guy Louis Pannetier, Guy Philippon.
Introduction : Guy Louis Pannetier.
Modérateur : André Sergent.

Introduction : De tout temps l’homme a mis en avant la liberté ; avec un passage obligé, sa liberté. Nous voulons « avoir la liberté d’être libre » (Nelson Mandela). Pouvons-nous  admettre que n’aurions pas la liberté de choisir, que nous n’aurions pas réellement cette « liberté de vouloir », le libre arbitre, lequel nous permet, même arbitrairement de déterminer nos choix, notre devenir. Le libre arbitre s’oppose au déterminisme, ce qui nous renvoie à l’existentialisme,  à notre part d’autodétermination : « Nous sommes les choix que nous avons fait ». Mais ce  libre arbitre ne peut être, nous dit Schopenhauer que «  liberté de l’acte de la volonté ». Mais en sommes-nous si sûrs que nous ne mettions pas en  en doute, notre aptitude à échapper aux influences ? Ce qui peut créer en nous un dilemme, toujours le « que puis-je connaître » – dois-je me méfier de l’opinion des autres – dois-je considérer comme suspects de manipulation tous les concepts proposés – suis-je conscient des causes qui déterminent mon choix ? Les hommes de « la caverne de Platon » étaient persuadés qu’ils possédaient leur libre arbitre. Maintenant cette liberté de choix somme-nous réellement prêts à l’assumer ; combien de fois entendons-nous : « Je n’avais pas le choix ! », « la vie en  a décidé autrement, on ne décide pas de sa vie ! » !, « je ne pouvais pas faire autrement », « c’est le destin ! » ; nous ne souhaitons pas tous, nous livrer à cet exercice du libre arbitre, celui-ci  n’est pas sans conséquence, puisque il comporte le risque d’erreur. Alors en sage,  se repliant dans le doute, on peut, ne pas choisir, suivre l’opinion générale, l’opinion généralement admise, diluant la responsabilité sur le groupe, ou sa propre nature,  ce qui éventuellement permettra de dire : « Ce n’est pas ma faute, ce n’est pas ma faute ! » comme le Vicomte de Valmont dans les liaisons dangereuses. « La nature de l’homme est d’être libre et de vouloir l’être, mais il prend facilement un autre pli lorsque l’éducation le lui donne. La première raison pour laquelle les hommes servent volontairement, c’est qu’ils naissent serfs et qu’ils sont élevés comme tels …Tel est le penchant naturel du peuple ignorant.., il est soupçonneux envers celui qui l’aime,  et confiant envers celui qui le trompe ». (Discours de la servitude volontaire. Etienne de La Boétie).

Débat :    – Nous sommes dans une société, un système, avec, par exemple les contraintes professionnelles, où c’est l’autorité supérieure qui détermine ce que l’on a à faire, puis contraintes psychologiques, et l’on ne peut pas exprimer tout ce que l’on veut, des contraintes affectives, des pulsions dont nous ne sommes pas toujours maîtres, des contraintes sociales, des contraintes éthiques, et l’on peut avoir envie parfois d’agresser, mais il faut refouler cet instinct, notre conscience nous interdit de faire du mal…Parfois devant une nécessité, par empathie ou par compassion on a besoin d’apporter du secours, de l’aide, besoin de s’engager pour des causes, pour plus d’humanité ; c’est  à la fois  forme de liberté et sens du devoir,  besoin d’appartenance à un système collectif, de citoyenneté, toutes choses qu’on ne maîtrise pas totalement et qui ne découlent pas forcement du libre arbitre. De l’individuel au collectif nous voyons des différences : les individus dans la foule semblent perdre leur libre arbitre et réagissent comme la meute, ce sont « les comportements dangereux et imprévisibles » nous dit Freud. D’autres domaines collectifs limitent l’exercice du libre arbitre, comme religion, armée…La question au final reste très ouverte ; on a bien sûr une part de libre arbitre, mais ce libre arbitre reste aussi, pouvoir dire non, objecter, refuser de devoir dire oui ou non, en fait refuser ce qui peut être atteinte au libre arbitre, jusqu’à la désobéissance civile ou l’objection de conscience.
– Une phrase de Bossuet m’interroge quant au libre arbitre, le déterminisme et l’indéterminisme : « Plus je cherche en moi-même la raison qui me détermine, plus je sens que j’en ai aucune autre que ma liberté. Mais dire qu’un acte est libre, c’est se déterminer par rien qui le précède, il est indépendant des motifs, des mobiles et des sentiments… ». Par contre Kant nous explique clairement que nos décisions demandent détermination, autonomie et attitude morale, contrairement à la fatalité qui n’est qu’une volonté aveugle et capricieuse qui rentre en conflit avec notre volonté personnelle. On est souvent confronter à ce qu’on devrait faire ou ne pas faire, je suis sûrement souvent passée à côté de mon libre arbitre…
– Le libre arbitre selon Kant est toujours lié à son célèbre concept moral : « Agis seulement d’après la maxime grâce à laquelle tu peux vouloir en même temps qu’elle devienne une loi universelle ». (Fondation de la métaphysique des mœurs)
– Le simple fait que nous soyons des humains fait que nous n’avons pas de libre arbitre ; déjà la peur  peut nous empêcher d’aller au secours de celui qui se noie.., puis les besoins, les nécessités premières.., cela nous est facile de parler de libre arbitre ici en France, quand on mange à sa faim.., une mère africaine qui n’arrive pas à nourrir son bébé n’a pas de libre arbitre.., il y a des centaines de millions d’hommes et encore plus de femmes qui n’ont pas le libre arbitre , cela reste un concept réservé aux pays développés…
– Liberté et libre arbitre peuvent parfois être dissociés, exemple une amie prisonnière en Afrique du nord, qui dans sa cellule elle était soutenue par sa foi et ses convictions, elle a tenu devant ses bourreaux .., l’idée de libre arbitre n’est pas que notre approche occidentale…
– Le libre arbitre sans un minimum de liberté physique peut avoir un coût très élevé, jusqu’à perdre sa vie, il fait alors appel à ce que nous n’avons pas tous à un si haut point, le courage !
– On est pas libre, on est constamment déterminé : par notre physique, notre santé, on se trouve limité.., on est déterminé par notre éducation.., voire aujourd’hui influencé par la pub.., 
–  On croit avoir des idées libres, alors qu’on est manipulés. J’en suis arrivé à un raisonnement pessimiste. Heureusement j’ai pu trouver dans un livre d’Elie Wiesel, un exemple de courage et de détermination hors les normes  courantes ; il raconte qu’il fait faire à son père gravement blessé au pied, près de 100 km dans la neige, un défi avec toute la volonté, la pugnacité, « j’avancerai quand même ! »., un combat entre soi et soi…
– Le libre arbitre demande en effet souvent force de caractère, mais nous ne sommes pas tous des chevaliers blancs, des chevaliers sans peur.., parfois le défi est plus envers soi, ne pas se trahir, cela nous renvoie au surmoi freudien, au « petit juge » qui est en nous.
– La psychanalyse nous dit que : « La plupart de nos actes découlent plus de l’inconscient que de notre volonté consciente »
Schopenhauer nous expose un aspect du libre arbitre qu’on retrouvera dans des romans ;  comme dans les caves du Vatican de Gide, où le personnage Lacadio se dit qu’il peut jeter le vieillard par la porte du train, ce qu’il fera. Acte gratuit et libre arbitre ne découlant d’aucune influence sociologique, morale, légale, cela peut en faire un acte de bravoure comme un acte répréhensible…: «…Si la liberté n’est qu’indifférence de choix, un homme placé dans des circonstances données, peut en vertu de cette liberté d’indifférence,(le libre arbitre) agir de deux façons diamétralement opposées ». (Essai sur le libre arbitre. Schopenhauer). Pour lui nos choix ne sont déterminés que par nos pulsions, nos désirs, il n’y a que des motifs en opposition parfois jusqu’à ce que l’un qui est dans notre nature même, qui est dominant,  s’impose ; pour lui nous ne déterminons pas notre être, nous ne choisissons pas d’être victime ou d’être bourreau, nous ne choisissons pas « d’être » ; la seule concession qu’il fera est de dire que nous pourrions créer des motifs plus forts, ceux-là alors se créent par l’éducation, par la culture, les arts, particulièrement la musique pour Schopenhauer, et également par l’échange, l’écoute de l’autre, et par l’étude. Pour l’anecdote Schopenhauer voudra peut-être prouver qu’il possède son libre arbitre en faisant de son chien son légataire universel.
– Les pédophiles réagissent par pulsions, on ne commande pas, on ne maîtrise pas ses pulsions, à partir de là ils n’ont pas de libre arbitre, où, le seul moment où ils en disposent c’est lorsqu’ils sentent venir la pulsion, ils peuvent alors se faire aider, se faire soigner.
– Si chacun était capable de contrôler ses pulsions, d’exercer son libre arbitre pour un choix moral, les statistiques sur les vols, les viols, les crimes, seraient bouleversées !
– Qu’entend Schopenhauer par créer des motifs plus forts pour exercer sa volonté ?
– Que nous sommes par réaction entraînés par notre tempérament, et par notre nature nous dit Schopenhauer, nos choix ne sont qu’a priori, (même l’amour pour lui est un piège de la nature pour la seule fin de reproduction), …… Mais la culture peut, et doit nous nous amener à plus d’humanité, donc pour lui, l’étude, l’éducation, les arts, font reculer la part des instincts.
– Malheureusement l’histoire peut dire le contraire, (Contre exemple).Le peuple de Schopenhauer, le peuple allemand était un des plus cultivés d’Europe, ce peuple avait son libre arbitre, cela n’a pas empêché la « monstruosité ! »
– Le libre arbitre peut-il exister là où les droits de l’homme ne sont pas respectés, quel est le libre arbitre de femmes, en Afghanistan  sous la burka, ou celle devenue veuve qui n’a plus de statut social, plus aucun droit, qui mendie pour vivre, une vivante dans son suaire ? Réagir ? Refuser ? Où irait-elle ? Pour 90 % de la population sur cette Terre la situation est extrême, famine, religion dictature font qu’ont ignore jusqu’à cette expression de libre arbitre.

Complainte du libre arbitre.

Rencontrant un jour le Christ,
Pierrot, de loin, lui fait, psitt !

Pouvez-vous m’informer un peu,
comment l’homme est-il libre et responsable,
si tout ce qu’il fait est prévu par Dieu ?

Et voici ce que le Seigneur jésus,
tout pâle, lui a répondu :
ben ! Ça serait pas de refus.

Mais votre conduite vous accuse,
et puis, vous êtes sans excuses.
« en enfer et sans façon
vous irez triste polisson,
et ce sera une bonne leçon ! »

mais lui tournant les talons,
Pierrot dit : « T’en sais pas long,
car tu as détourné la question ».
(Jules Laforgue. 1860.1887)

Le libre arbitre nous amène parfois à faire des choix qui modifient le cours de notre vie,  peut être péchés d’orgueil, on regrette et on regretterait aussi, si on avait fait un autre choix.
– Le concept du « libre arbitre » vient (dit-on souvent) de saint Augustin, de par son traité « de libero arbitrio », où dans un dialogue avec un de ses anciens maîtres de la religion manichéenne, la question lui est posée : « Si Dieu a fait toute chose, s’il a fait l’homme, s’il a fait le bien, il fait du même coup le mal. Il est l’auteur des âmes.  Alors comment l’homme serait-il responsable du mal qui est en lui ? » : A cela saint Augustin qui avant tout est un rhétoricien, trouve la parade, c’est le libre arbitre que Dieu a conféré à l’homme, lui laissant par là, sa responsabilité face au péché. Dieu pour lui n’est tenu responsable d’aucun mal, on appellerait cela aujourd’hui « botter en touche », avec cette notion du libre arbitre l’homme est donc pour la religion, coupable et punissable du péché originel. Ce bel échappatoire dialectique nous dit que le libre arbitre était le droit  à l’erreur fatale, le piège, le poison était dans la pomme ! Le prix de la conscience ? Le moine Pélage entrera en controverse, refusant l’anathème du péché originelle, donc ce libre arbitre « cadeau divin ».
– Combien de fois dans une vie a-t-on réellement posé un libre arbitre ? Des actes qui engagent notre vie…
– Adhérer à un parti politique est un acte libre, amis dès qu’on est dans un parti il faut penser comme le parti…
– Ceux qui donnent du temps à l’action publique sont obligés de s’associer, c’est l’expression de toutes les volontés d’expression. Peut-on parler d’un acte libre collectif ?
– La liberté d’adhésion, l’appartenance à une structure, n’enferme pas nécessairement, la liberté est aussi collective.
– La notion de libre arbitre peut paraître désuète face à des forces constituées, mais rappelons-nous l’histoire de Gulliver : voilà que le géant était prisonnier de milliers de petits liens ridicules qui l’immobilisaient, il était alors dans l’impossibilité de nuire, les petits n’en revenaient pas de leur puissance. Ceci ces derniers jours est illustré avec les milliers de signatures sur une pétition contre un projet de fichier des Français, « Ne pas s’opposer aux lois qui vous paraissent injustes c’est s’en  faire complice ». (H.D.Thoreau. La désobéissance civile)
– Souvent on croit qu’on choisit, mais, il ya tous les déterminismes souterrains….
– On a beaucoup parlé de liberté, mais on n’est pas complètement dans le sujet si on la dissocie de la volonté. Sans la volonté qu’est-ce que la liberté ?
– On a pu se moquer de cette notion du libre arbitre, comme par exemple avec le paradoxe de « l’âne de Buridan » : un âne qui  a faim et soif est placé à égale distance entre un seau d’eau et un seau de picotin. Comme il est bête comme un âne il réfléchi comme  un homme, il veut mettre en pratique sa « liberté de volonté », (il avait lu Schopenhauer), et au nom de sa liberté de choix, il diffère son choix, il hésite tant qu’il meurt de faim. On évoque également pour illustrer le libre arbitre, « le gâteau dans la vitrine » : d’un côté, le diable  qui dit : « regarde ce beau gâteau, fais-toi plaisir et mange-le, si tu te le refuse, tu n’exerce pas ta liberté, tu obéis à la dictature de la maigreur ». De l’autre côté l’ange (ange gardien peut-être) qui dit « si tu es un être libre ne sois  pas l’esclave de ton ventre aies du caractère !  Ne touche pas au gâteau ! ». L’ennui de la philosophie c’est qu’on trouvera toujours une sagesse pour justifier ce qu’on avait déjà décidé d’emblée, et c’est Marc Aurèle qui vient à la rescousse du diable: « Souviens-toi que de changer d’avis, c’est faire encore acte de liberté ».
Evoquant l’acte volontaire, J.P.Sartre nous dit : « Quand je délibère, les jeux sont faits ».
– L’acte gratuit découlant du libre arbitre n’a pas à se justifier ? : « L’homme vraiment libre est celui qui refuse une invitation à dîner, sans donner d’explication ». Oscar Wilde.
– Tous ceux qui sont en dépendance, perdent de fait leur libre arbitre : le jeu, l’alcool, la drogue, Internet…. (La consommation ?)
– Ceux qui ne croient guère au libre arbitre avancent : déterminisme ou hasard… : « Personne ne choisi sa famille ou sa « race » lorsqu’il naît / naître est une décision pour laquelle nous ne fûmes pas consultés, / de la naissance jusqu’à la mort toute la vie n’est qu’une loterie ». Extrait de la chanson, « Vida » de Julio Iglésias.
– Il y a possibilité de libre arbitre si il ya autonomie de pensée, laquelle dépend de la  volonté. Sans cela, tout est fait pour que les gens « pensent » sans se fatiguer, sans curiosité, sans pensée active. Le monde se transforme lorsqu’il va vers ce qu’il pourrait devenir et non quand il est simplement conforme à ce qu’il est.., dans le statut quo ! Il nous a fallu sortir des concepts d’Aristote : « C’est par nature que la plupart des êtres commandent ou obéissent, car c’est d’une façon différente que l’homme commande  à l’esclave, la mâle à la femelle, le père à l’enfant… »
Ce n’est pas pur hasard si les religions du Livre s’en sont tenues à la philosophie aristotélicienne, avec les subjectives  traductions d’Averroès, jusqu’aux théologiens du moyen-âge qui pendant des siècles ont maintenus des individus dont les femmes en état de dépendance : « les femmes n’ont pas d’âme » disaient-ils, donc encore moins de libre arbitre !
– Quelle est la part de libre arbitre lorsque nous sommes sous la séduction ? C’est un peu comme le mensonge de la pub qui vante quelque chose, qui nous trompe …
– La pub sait développer une argumentation, en vous disant par exemple que vous pouvez vous offrit ce produit « parce que vous le valez bien ! », en chatouillant votre ego  là où ça fait du bien, et donc, vous exercez « votre » libre arbitre !
« Il n’est pas nécessaire de penser, dès lors que je peux payer et,  que d’autres se chargent de cette fastidieuse tâche à ma place,  ». Kant. « Qu’est-ce que les lumières ? »
– Le libre arbitre est-il l’absolu de la liberté ?
Conclusion : Est-ce un pêché d’orgueil que de soutenir que nous avons un libre arbitre, que nous pouvons toujours choisir, et que de là nous sommes totalement responsables de nos actes, ou ne serait-il pas plus sage de s’en remettre à une doctrine qui aurait défini pour nous le bien et le mal, et là vivre suivant une règle préétablie : par exemple : rentrer dans les ordres, dans une secte, à l’armée? Ne serait-il pas sagesse  et modestie, de penser que, devant « la tyrannie des vouloirs » en regard de notre éducation, d’un inévitable formatage de la société, nous n’aurions qu’un choix limité dans nos actes, et de ce fait une moindre responsabilité. Où nous pensons comme la dans la philosophie existentialiste que nous sommes pleinement responsables de nos choix ou nous croyons au déterminisme et là, nos décisions ne sont que l’accomplissement  de notre destinée. L’exercice de notre libre arbitre, découlant inévitablement de notre liberté physique, il est une manifestation de notre Etre de culture, de notre humanité même si Nietzsche nous dit que « le libre arbitre est comme la notion de péché un instrument de torture pour brouiller tous les instincts ». Le libre arbitre n’est plus « instrument de torture » depuis les philosophes des Lumières ont rompu la chaîne de raisonnement sur le thème du libre arbitre de  Saint Augustin : « Les lumières, c’est la sortie de l’homme hors de l’état de tutelle dont il est lui-même responsable. L’état de tutelle, est l’incapacité  de se servir de son entendement sans la conduite d’un autre. On est soi-même responsable de cet état de tutelle, quand la cause tient non pas à une insuffisance de l’entendement, mais à une insuffisance de la résolution et du courage de s’en servir sans la conduite d’un autre «  sapere aude ! » Aie le courage de te servir de ton propre entendement ! Voilà la devise des Lumières. (Kant)

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