Thème: L’homme et les rituels

Restitution du débat. Café-philo de l’Haÿ-les-Roses
14 octobre 2009
Le Caravage. Le sacrifice. 1601


Introduction, Guy Pannetier: Tous les sens que l’on a pu donner aux mots «  rites et rituels » nécessitent un premier classement, des définitions.  Une chose est l’origine du mot rite, le signifiant. Une autre est l’origine du signifié, en l’occurrence l’acte nommé rite. Le rite ayant existé avant le mot. Les significations,  de plus, ont évolué avec la société et continuent d’évoluer. Nous avons deux catégories du rite, l’une religieuse, mystique,   l’autre séculière et profane.
On donne comme définition du rite :
1° « Manière d’agir propre à un groupe social et revêtant un caractère invariable »
« Ensemble de règles fixant le déroulement d’un cérémonial quelconque »,
3° « Pratiques, règles, manières de faire habituelles, parfois liées à la coutume ».
Quant au rituel il est : «  La mise en œuvre des rites et l’ensemble des comportements codifiés, règles fixées par la tradition ».
Si l’on ajoute à cela que « rituellement » est utilisé pour « habituellement », nous avons là un large champ sémantique. On parlera de : célébration – cérémonial – coutume – décorum – étiquette – habitude – magie – messe – observance – protocole – sorcellerie – usage – tradition. Souvent, l’acte qui se répète chaque fois à l’identique devient un rituel. Celui-ci peut donc se retrouver dans nos actes les plus courants, les plus bénins ; c’est plus que l’habitude. On trouver des rites au sein d’une population, d’un groupe, d’une catégorie sociale ou religieuse, dans la famille, voire jusque dans le couple.  Parfois ceux qui ont leurs petits rituels n’osent pas s’en écarter de peur de déranger l’ordre des choses, c’est presque un cérémonial névrotique, les gestes habituels qui rassurent…
Le rite religieux ou profane, qui unit au groupe, est une sorte de communion des individus. C’est faire quelque chose ensemble, en même temps, de la même manière, suivant des règles édictées qui viennent parfois des ancêtres. C’est quelque chose qui est une charpente de l’identité collective, de l’identité sociale, de cohésion ; dans ce respect de la règle codifiée, c’est une des nécessités du « vivre ensemble », c’est être acteur et spectateur de moments qui créent du lien social et du temps social. Ce sont là « Les temps forts de la vie collective ou la société prend conscience de soi et se pose » (Durkheim).
Alors ! Pourquoi au 21ème siècle, le maintien des rites ? : Cela est-il dû à notre sens grégaire : « Tout le monde fait comme ça ! » ? A des superstitions ? A des peurs ancestrales ? A une anxiété existentielle ?  A une nécessaire reconnaissance des normes du groupe ? A un besoin d’être « ensemble » ? Et, enfin, peut-on imaginer un jour l’homme « sans rite » ?
Nous allons aborder tous les aspects du rite et du rituel, tous ces passages, ces moments qui jalonnent la vie, les moments de solennité de la naissance à la mort. Maintenant, les rites que vous allez  évoquer, vont  nous montrer tous les rapports de l’homme au rite, au rituel.


Débat :  G Nous connaissons le rite dès l’enfance. L’enfant est demandeur de rituel, comme le rituel du coucher. C’est quelque chose qui touche à l’instinct, quelque chose qui rassure. C’est ce qui se reproduit, ce qu’on reconnaît : ça rassure.

G Il existe du rituel dans les sociétés secrètes comme la franc-maçonnerie, dans les cultures de générations différentes, en Justice avec les habits notamment, chez les fumeurs ou dans toutes les addictions… Souvent, le secret est associé au rite.

G En Afrique, nous avons plein de rites, dont les rites de passage, avec d’abord la naissance, lors de la parturition. Tous les moments de la vie passent par le rite ; tout est codifié : c’est comme un moule. En Afrique, le rite vit en l’homme, lequel vit dans un rite permanent du lever au coucher. La vie du village est réglée. Tous ces rites sont surtout  des rites profanes.

G On doit distinguer entre rites religieux et rites profanes, individuels ou grégaires ; distinguer entre les gestes de rituels solennels, comme le salut au drapeau ou une messe.., et des rituels ordinaires comme celui du repas (rituel qui tend à disparaître), qui est un lieu de la parole et de réunion de la famille. Des invariants culturels qui contiennent du rituel se retrouvent dans toutes les civilisations. Nous sommes soumis à des rituels, l’important est d’en connaître le sens, et, de là, savoir si on adhère ou pas à ce sens. Il n’y a rien de pire qu’un rituel qu’on exécute et qu’on ne comprend pas, c’est de l’aliénation (dans le sens « a-liéné » = privé de lien). Quant à savoir à quoi on reconnaît un être humain, c’est le sujet d’un livre de Vercors « Les animaux dénaturés » ; au final, un être est déclaré humain quand il enterre ses morts et possède des gris-gris… Première apparition du rite sacré.

G Le rite me rassure et me fait peur. Le rituel ne va pas forcement avec le secret ; le rituel est partage. Noël, rite religieux, me rassure : on va avoir la famille, faire la fête ; par contre, il me fait peur quand il risque de devenir un copier/coller de la vie des autres. On dit : « On  fait tous comme ça ! » Et là, on risque de perdre sa personnalité. Quant à cette notion du rite : « faire quelque chose ensemble », c’est encore se fondre dans la collectivité et perdre son individualité. Les rituels ne doivent pas franchir les limites, afin de ne pas induire des comportements négatifs et aboutir à ce que l’identité collective  devienne l’ennemie de l’identité personnelle.

G Le rituel, c’est un groupe qui fait les mêmes gestes, en faisant appel à une transcendance ; c’est quelque chose qui dépasse le groupe, qui fait appel à des forces surnaturelles. C’est déjà du sacré !
Quant au quotidien, il y a des petits gestes rituels qui créent des instants de retour sur soi, permettant la séparation avec l’environnement ordinaire. On fait appel à du sacré pour changer une condition défavorable et c’est un nouvel ordre que l’on met en place face à du désordre.

G Dans certaines provinces, on peut encore voir des rites conjuratoires. Par exemple, lorsqu’un enfant nait, une personne va « faire les cornes » (éloigner le diable ?). On voit encore des gestes rituels liés à la superstition…
D’autre part, il peut y avoir un rejet des rites chez les enfants rebelles. Les rites peuvent être ressentis comme une privation de liberté, de choix,  comme du rituel qui tue l’imaginaire et l’esprit critique.

G Sans cesse, de nouveaux rites se créent avec la modernité : avec les moyens de communication, par exemple. Sur Internet, des mini-sociétés virtuelles créent leurs propres rites.

G Le rituel peut être dans des petits gestes. C’est alors des usages ritualisés ou encore de micro-rituels : « Disposer avec symétrie le couvert, aligner les coquilles de beurre dans le ravier, s’affairer, avec ce sérieux que les femmes d’ordre mettent à accomplir les rites domestiques les plus inutiles » (Roger Martin du Gard. Les Thibault. 1936).

G Les rites de passages respectent souvent un même processus, le même tempo, comme pour le passage de la puberté, par exemple :
1° Un temps de préparation par les anciens, les adultes, les sages. C’est par exemple le catéchisme chez les catholiques, temps d’initiation.
2° Un temps d’isolement : la retraite des premières communions, isolement de l’impétrant dans des sociétés ésotériques, isolement dans les rites des tribus, kriptie chez les Spartiates…
3° Puis l’agrégation au clan, au groupe, à la communauté, moment solennel, avec cérémonial : c’est une intronisation – première communion – Bar Mitzvah…
4° La fête avec la famille, les proches, les amis, la communauté, où l’on retrouve parfois des aliments également définis par le rite.première communion

G Un rituel, il faut y croire, sinon il perd son sens! Et peut-on savoir dans quelle mesure un rituel est sacré ? Quelle est la part de surnaturel ? Donc, le rituel auquel on participe doit avoir un sens pour soi, sinon c’est du « panurgisme ».
On doit également préciser que les rites ne relèvent ni du bien ni du mal.  Les  rituels ne sont ni moraux, ni amoraux,  et ne sont  pas investis d’une valeur morale à chaque fois. S’ils ne sont pas a priori investis du Bien, on n’est pas dispensé d’un nécessaire discernement pour pouvoir y adhérer ou non en conscience et savoir ce que l’on fait.  On peut citer par exemple, comme rituels barbares, les rituels du Ku Klux Klan, qui font froid dans le dos.
Les rituels des sorcières, avec les messes noires, les sabbats, respectaient tout un rituel de « diableries », des gestes symboliques, une forme, en l’occurrence, de « transcendance »…

G Nous voyons un rite qui tend à disparaître : le bizutage dans les grandes écoles. De fait, dès que se crée un groupe, celui-ci a tendance à établir une épreuve probatoire, à faire subir un rite de passage pour l’intégration du nouveau venu.

G L’Ethologie nous dit que le comportement animal est à la racine du rite, laquelle est généralement liée à l’activité sexuelle, à la reproduction, à des rites de séduction avec les parades amoureuses. Le rite animal vise aussi à une régulation dans le groupe, à des rapports de domination/soumission, de la hiérarchie…
Le rite est signification et détermination ; il reste la recherche d’un effet déterminé, nécessaire, utile. On parlera de rites dans la mesure où l’efficacité repose sur des croyances en des forces actives émanant d’êtres et de forces surhumaines revêtus d’un caractère sacré et doués d’une volonté. Des sociologues ont défini le rite comme le « Minimum de cohérence dans la vie sociale ».

G Le rite est un hommage qui paie le prix d’une faveur.

G Il existe des rites qui écartent à la fois le jugement et le choix personnel, des rites qui embrigadent : dans l’armée, les sectes, les monastères, les sociétés secrètes, les partis… Toute action y est codifiée, réglée ; les individus peuvent devenir des robots.

G Le rite n’est pas que négatif ; il peut être extrêmement structurant pour l’individu et créer du lien avec les autres. Ce sont des rituels qui vont organiser le temps, lui donner un sens, une manière d’apporter dans le flux de l’existence quelque chose qui revient et qui est en même temps une flèche qui permet d’organiser ce temps. Les rituels religieux permettent de donner de la signification au temps.

G On a tous des rites que l’on choisit, par exemple : venir au café-philo ou rester devant un match de football…

G Il peut y avoir des carences dues à un manque de rite. Par exemple, des psychologues estiment que le manque de rituel, religieux ou profane, pour le passage de l’enfance à l’adolescence va provoquer la crise de « l’âge ingrat ». L’enfant se trouve seul  pour faire ce passage, sans personne pour lui tenir la main… « Face à l’angoissant flux de l’inexorable, les rites sont ici des balises rassurantes, scansions régulières d’une vie ordinaire.., ou extraordinaire ». (Pierre-Henri Tavoillot. Philosophe).

G D’une certaine façon, l’institution scolaire, par le passage des classes (école maternelle, école primaire), crée des rites marqueurs d’époques, crée des périodes de référence ; puis, ce sera le collège, le secondaire, le jeune homme ou la jeune fille…

G Dans l’époque précolombienne existaient des rites sanglants, rites conjuratoires : on arrachait le cœur de l’être  sacrifié pour l’offrir au dieu, on buvait son sang…

G Il y a aussi des rituels de mémoire. Rappeler le 14 juillet, la Résistance, la Shoah, le 8 mai,  c’est rappeler que les pulsions de mort, le Thanatos, est en l’homme à côté de l’Eros et qu’il nous faut lutter contre, pour ne pas reproduire ces violences qui pourraient être rituelles.
G La vie c’est quelque chose qui coule (Héraclite). Les rites sont des coupures pour se rappeler le passé dans le présent… : ça rassure !
G Il n’y a pas de culture sans rituel et pas d’individu sans rituel ou sans référence, sinon c’est l’aliénation. On voit également des rites structurants dans les traditions nationales ou régionales : dans l’art, l’artisanat, les costumes, les mœurs, l’alimentation, l’architecture…, qui forgent l’identité du groupe.
G On ne peut que penser le rituel comme utile, sinon les sociétés s’en seraient passé. On doit savoir  pourquoi on applique les rites, sinon c’est de l’hypocrisie. Il y a  bien des gens qui participent aux rituels pour se donner une contenance face à la société, pour se faire bien voir.
G Les rituels sont obligatoires dans toutes les cultures et chez tous les individus, mais il faut savoir pourquoi on les fait, sinon c’est de l’hypocrisie. Il existe des rites religieux, mais aussi des rites politiques (par exemple, les élections), des rites laïcs (discours, attitudes, hiérarchies des personnes, pots, vœux, meetings, chants, détails vestimentaires…).

Le poème de Florence                         L’Homme et les rites

Rituel communion
Inconsciente et magique
Manipulation ?
La frontière est si fragile
Et la chaleur peut brûler

Sur le bûcher des hérétiques
j’ai versé le vin de messe
Je croyais que les flammes
Eclairaient le monde
Alors j’ai dansé la pluie
Sur la pointe des pieds

J’ai cherché mon chemin
Dans la fumée de l’encens
Hareng saur, fumé, crucifié
Je me suis fait poisson
Noyé dans le bénitier
(Florence Desvergnes)

G La société a besoin d’une structure. Les individus aspirent à se dépasser. Les fêtes donnent de la cohérence. Même sans faire appel à des forces extérieures, on conforte nos valeurs qui vont au-delà de l’individuel. Il existe des valeurs consensuelles qui dépassent le niveau de l’individu.

G Le mot « rite » ne sera dans notre langue française que vers le 15ème siècle. Le « ritus » latin qui venait du Sanskrit « riti », devient pour nous « rite ». Au 17ème siècle, les philosophes académiques (catholiques) soutiennent que le rite ne peut être d’origine païenne et qu’il n’est que d’ordre divin, se référant en cela  à des auteurs comme Saint Chrysostome (4ème siècle)  ou au philosophe juif andalou Maïmonide (12ème siècle) et son « Livre des égarés ». Ils accusent Spencer  de blasphème, de parjure, pour son œuvre « La raison des rites » en 1885. Spencer pourtant tire ses arguments de la Bible (Livre III) : « Dieu adopta nombre de rites que leur antiquité et l’usage des nations avaient rendus vénérables, parce qu’il estimait qu’il s’agissait d’inepties tolérables ». Pour lui, les premiers rites qui sont dans des sociétés païennes, animistes, ont souvent été recyclés par les religions monothéistes ; le rite fut d’abord magique avant que d’être religieux. « Il n’y a pas de religion sans magie » (Claude Levy-Strauss).

G On peut souligner le cousinage entre rite et habitude. On a tous des habitudes, presque des rituels. Le problème est que lorsque la raison des habitudes est ancienne, on a oublié la raison du rite ; on est amené à reproduire, sans plus.

G Le rite est-il atemporel? Y a-t-il des rites universels? On peut citer le travail de René Girard sur les rites des origines dans ses livres : « La violence et le sacré » ou « Le bouc émissaire » (le rituel y est favorisé par le « désir mimétique » de l’humain par rapport à ses congénères). On peut citer aussi Sigmund Freud dans « Totem et tabou » sur la figure ancestrale du père et sa transmission.

G Le rite se crée, puis se propage, puis perdure, comme Noël qu’on retrouve un peu partout maintenant. Ce qui fut une valeur sociale, devient une valeur économique : le marketing remplace le religieux. C’est un peu la tyrannie du rite, qui se retrouve dans la fête des mères, la fête des pères, la fête des voisins (toujours de nouveaux rites).

G Quelques rites particuliers sont évoqués :
1° Chez les Inuits, la première chasse d’un adolescent est offerte à la femme qui a accouché sa mère suivant un cérémonial précis.
2° Le « rumspringa », passage à l’adolescence chez les jeunes gens anabaptistes Amish.
3° Les veuves, au Cameroun, qui doivent porter une robe de mariée lors de l’enterrement de leur mari défunt.
4° La pratique de l’enlèvement de la fiancée qui se pratique encore chez les gitans « Roms », ce qui n’est pas sans rappeler l’enlèvement des Sabines.

G Il existe des rites qui s’installent sur certaines périodes, puis qui disparaissent avec le temps, car leur sens se perd.

G Nous avons déjà évoqué ici dans un café-philo le rite de purification, le rite du bouc émissaire, lequel, chargé de tous les péchés des citoyens, était rejeté hors de la cité. Ainsi il était le rédempteur, il purifiait les individus.
Chez les Hébreux, le bouc est le Azazel : « Selon l’ordre de Yaveh à Moïse, Aaron rentrera dans le sanctuaire….Du sang du premier bouc, il aspergera l’autel…, il le rendra pur et sacré, séparé des souillures des enfants d’Israël. Puis il approchera de l’autre bouc et confessera sur lui toutes les transgressions des enfants d’Israël. Il l’enverra ensuite dans le désert et le bouc emportera avec lui toutes les fautes… » (Lévitique § 16).
Le bouc émissaire sacrifié permet de fortifier la cohésion du groupe. Dans des rites d’offrande aux dieux, les hommes sacrifièrent des êtres sans défense, enfants, jeunes vierges, puis ce sera des animaux, moutons, bœufs, eux aussi chargés des péchés de la communauté ;  ils buvaient le sang, et mangeaient la viande. Encore des liens entre des rituels : « Jésus dit aux apôtres : « Ceci est mon corps, ceci est mon sang, buvez et mangez, c’est le sang de l’alliance qui est répandu pour la rémission des péchés » (Evangile selon Saint Mathieu), ce que nous retrouvons symboliquement dans  la Communion…
Le bouc émissaire était une solution intermédiaire pour sortir des sacrifices humains. Il fallait trouver d’autres solutions moralement tenables. Le Christ devrait être le dernier sacrifice humain. Il concentre sur sa personne tous les sacrifices humains passés et à venir.
Pendant longtemps, en Galice (Espagne), une coutume voulait qu’une fois par an, on jette une chèvre dans le vide depuis le clocher. Cette chèvre était censée porter les péchés des villageois et son sacrifice purifiait le village. Cette « cérémonie » se déroulait devant les curés des environs et l’évêque ; ce qui faisait dire aux gens : « Tirar la cabra, o tirar el obispo, da lo mismo » : « Jeter la chèvre ou jeter l’évêque donnera le même résultat » ! Tous les ans, des pays fêtent « La Passion », où un homme s’est lui-même chargé de tous les péchés… Que de similitudes dans tous ces rites.
On peut se demander à partir de quel moment un rite cesse d’être païen. Messe, messe noire, messe blanche, magie, sorcellerie, toutes existent et n’existent qu’avec leurs rites.

G Les rituels sont particulièrement développés autour de la mort : rites funéraires, veillées, neuvaines, crémations asiatiques, rites des ancêtres (alimentation du mort chez les Egyptiens, encens et fruits de l’autel des ancêtres des Chinois…), rites autour du mort et après la mort. Citons aussi le cas des deuils difficiles des femmes en Afrique qui risquent de rencontrer l’esprit du mort…

G « Les coutumes d’un peuple esclave sont une partie de sa servitude, les coutumes d’un peuple libre sont une partie de sa liberté ».

Conclusion par France : Le rituel est un maillon précieux de la chaîne qui nous lie aux hommes, avec leurs habitudes, leurs mœurs, leurs coutumes ou leurs usages profanes ou sacrés. Les rituels, dans la société comme dans les familles, sont transmis de générations en générations en subissant parfois peu de modifications…

Conclusion par Guy Louis : Nous avons évoqué les  rites, du païen, du profane, du magique jusqu’au  religieux. Nous avons évoqué les rites, ces incontournables balises pour aller vers l’inconnu, pour canaliser les émotions, et que notre société de progrès technique, beaucoup plus matérialiste, n’a pas supprimées. Certains rites semblent appartenir au passé ; certains conservent un aspect folklorique, voire désuet. Néanmoins, nous continuons à vivre avec nos rites. « Les rites sont les guides qui nous conduisent par la main » (Barthélémy). Les rituels seraient-ils des pantoufles de l’intellect ?  Certains rites disparaissent, mais toujours nous créons de nouveaux rites. Le monde matérialiste, tel qu’il est, ne nous satisfait pas toujours ; même si la plupart des rites échappent à la rationalité, il nous faut de la transcendance. Décidemment : «  l’homme est un animal rituel ! » (Wittgenstein).

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