Ceux qui vivent son ceux qui luttent

Ceux qui vivent sont ceux qui luttent

Ceux qui vivent, ce sont ceux qui chutent ; ce sont
Des somnambules, des funambules, ils vont
Ils marchent sur la corde raide du destin
Au bout ce sera le gadin ou le festin

Ceux qui vivent, ce sont ceux qui mutent, non pas
Des caméléons ou bien des tourneurs de vestes
Mais des jongleurs, des marionnettistes célestes
Toi qui rampes n’essayes pas de suivre leur pas !

Ceux qui vivent, ce sont ceux qui doutent, toujours
Ils ont tourné le dos aux moutons de Panurge
Hurler avec les loups, suivre un faux démiurge
Tapez 1, tapez 2, c’est non et sans détour !

Ceux qui vivent, ce sont ceux qui goûtent, les fruits
Tout le sel de la vie, ses clameurs et ses bruits
Le goût des larmes, et celui du vin, la couche tendre
Et la bouche durcie qui invite à s’étendre

Ceux qui vivent, ce sont qui luttent ; ce sont
Ceux dont un essaim fou, emplit l’âtre et le ton
Ceux qui d’un mot enfin égratignent l’abîme
Ceux qui mâchent pensifs, au mépris du sublime
Et font un pied de nez, à notre père Victor !

Ecrit et lu par Florence Desvergnes
lors du café-philo à L’Haÿ-les-Roses
le 10 octobre 2006.
Thème du débat :
« Ceux qui vivent son ceux qui luttent »

 

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