Merci seigneur

Merci seigneur

Divine Aphrodite, sublime chant de sirène à l’appel de mes sens, rivière grondante au tumulte grandissant, chimère illusoire, dois je m’infliger le sort du cyclope et  murer mes oreilles à l’exemple d’Ulysse et passer au large de ce qui sera un naufrage de plus au mirage d’un arc en ciel  ou,  tel Orphée continuer ma descente aux enfers puisant dans ma foi le courage et éviter la tentation ?
Aaah! Mais qu’ai-je fais pour mériter cela ? Cupidon petit couillon apprend donc ton métier avant de planter tes flèches n’importe où. Je n’ai pas d’Ariane pour affronter ces labyrinthes que ton esprit tortueux dresse devant moi. Et pourtant je fonce pour me dépêtrer, et prendre de l’avance sur tes bêtises.  Tiens! Le sphinx maintenant, tire-toi de là, je n’ai pas le temps de faire « cosette misérable » dirait Hugo (référence oblige), il faut que je rattrape l’autre grosse dinde, mais pour ta gouverne, la réponse à ta question de l’imbécile qui court derrière
le soleil et se brûle les ailes, c’est moi, et à force de couper du bois, Leonard devin scie
Interlude
Quelque part à l’intérieur de ma tête  une voix  m’interpelle pour me dire que cette histoire est bête, c’est  certainement l’auteur, bon l’intermède est fini ,j’ai du chemin à faire, Rome est loin et je suis déjà  bien fêlé pour m’attarder. Peut être un détour à Lourdes ? J’ai entendu parler d’un paralysé qui a eu des roues neuves
Interlude :
A mon avis c’est ton cerveau qu’il faut changer
Fin de l’interlude
Devrai- je continuer longtemps mon exode de  juif aimant pour trouver ma Terre promise.  Dieu écoute ma prière. Je sais que je ne suis qu’un misérable vermisseau au regard des merveilles de l’univers  sans fin de ta création, tel que : les Pyramides, la Tour de Pise, la Tour Eiffel, le foie gras à la poêle  avec un zeste de vinaigre balsamique et du raisin, ou de la figue, le déodorant dessous les bras, le dentifrice, et le string, et surtout,  le Saint James.
Interlude
C’est pas l’histoire qui est bête, c’est l’auteur.  Complètement barje !
Dieu ! Oh Dieu ! Accorde- moi une petite faveur, une toute petite faveur.
Toute ma vie j’ai souffert, et pas une protestation envers toi, pas une demande d’augmentation de ma condition, pas un kopeck en plus pour vivre, toujours à te glorifier, alors que je t’ai jamais vu ! Un petit Dieu par si, un petit Dieu par là, jamais une publicité pour Lucifer, pas même une tentation, et pourtant ! Aujourd’hui accorde-moi une toute petite faveur, je t’en supplie, oh Dieu !
Je t’en supplie ! Fait tomber Cupidon entre mes mains, juste une petite minute que je puisse le plumer ce petit con, ce petit satyre concupiscent qui ne connaît pas son boulot et qui  me fait passer par toutes les affres possibles et inimaginables de son cerveau déficient. Parce que Seigneur tu le sais,  c’est si doux d’aimer et de donner l’amour que l’on porte,  mais n’est il pas aussi doux de recevoir en échange ce même amour. Et  quand c’est le contraire de mes envies ? 1 mètre 95 ,120 kg, ou une blonde avec un œil de verre  et une oreille à côté du nez,  voire, une autruche, quand Monsieur rate son coup, comme d’habitude.  Et j’en passe des pires avec leur famille monstrueuse.  Alors Seigneur, merci  de me livrer ce petit con, j’lui dirai pas que c’est vous qui me l’avez livré, et d’avance :
Merci seigneur

Ecrit et lu par Jean-Bernard Tandaravayen
Lors du printemps des poètes à L’Haÿ-les-Roses
Le 10 mars 2009.

 

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