Regain

(sonnet)

Il est solidement enfoncé dans la terre
Comme une colonne, comme un totem dressé
Et les relents sauvages d’un printemps pressé
Exhalent le parfum vaporeux d’un mystère
Où la terre est la mère, où la mère est parterre
La terre apprivoisée comme un poulain dressé
Ondule jusqu’au fond du vallon encaissé
C’est la panique enfin, aux jardins de Cythère
Que sonne le clocher, qu’il sonne au vent léger
Récolte présagée d’un semis arpégé
Les dieux ont agréé l’ultime sacrifice
Prie pour le vent de Pan, manbr el houd oumouk (*)
Le cycle des saisons rompant le maléfice
L’harmonie retrouvée, la chèvre va au bouc

(*) La source de l’amour est la mère

Ecrit et lu par Florence Desvergnes
lors du café-littéraire
autour du roman de Jean Giono
 » Regain « 
à Chevilly-Larue le 16 février 2011.

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