Les fraises et la fringale

Les fraises et la fringale

La fringale ayant duré
Endurée
Le frigo en garde à vue
La volonté bien menue
A trop rêver de cuissots
De calories par monceaux
Je faisais fort grise mine
Overdosé en caféine
Et la balance arrêtée
Sur un poids bien regretté
Au retour de manivelle
Un yoyo pêché véniel
Cette fois-ci c’est moindre mal
Et j’ai hurlé : « même pas mal »
J’ai refermé la friteuse
Plus un seul petit morceau,
De frite ni de chien chaud
La décision est audacieuse
Et n’est pas du tout venant
Je tiendrai, ne vous déplaise
Je ne mang’rai qu’une fraise
Et laissez-moi, maintenant !

Ecrit et lu par Florence Desvergnes
Lors du café-philo de Chevilly-Larue le 12 décembre 2012

Thème:  » Doit-on  manger pour vivre, ou vivre pour manger? »

 

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