Estime d’autrui, estime de soi.

Restitution du débat du 22 octobre 2014 à Chevilly-Larue
Moreelse Paulus. 1627.Fille au miroir. Musée Fritzwilliam. Cambridge

Moreelse Paulus. 1627.Fille au miroir. Musée Fritzwilliam. Cambridge

Modératrice : Florence Desvergnes
Introduction et animatrice : France Laruelle
Introduction : On trouve comme définition de l’estime de soi : «  Le concept de l’estime de soi a été défini pour la première fois par le psychologue américain William Jones qui explique que l’estime de soi se situe au sein même de la personne, qu’elle se définit par la cohésion entre les aspirations et les succès. »
Sigmund Freud s’est également penché sur l’estime de soi et son rapport avec le narcissisme. La psychologue Danielle Laporte a précisé que : «  L’estime de soi se réfère à la valeur quel’on se donne des différentes sphères de nos vies. D’autres parlent de l’estime
de soi en précisant que le « soi » est un concept descriptif et évolutif lié à la façon dont une personne élabore et évalue la définition de son identité.
»
Les dictionnaires précisent que : « L’estime de soi, c’est l’opinion favorable qu’on porte sur quelqu’un ou sur quelque chose après en avoir reconnu ses valeurs. Respect des règles morales qu’on nomme, en philosophie, vertus ».
Parler de l’estime que l’on éprouve ou que l’on inspire, c’est apprécier et ressentir l’attache sincère envers une personne ou une chose, c’est savoir où donner de l’importance.
Donner son estime implique de connaître ceux à qui, ou ce à quoi on accorde notre confiance. Avoir confiance, c’est aussi avoir des égards avec les êtres et les choses que l’on estime. L’estime est un sentiment respectable et honorable.
L’estime de soi est basée sur des critères de jugement de valeur très divers portant sur le talent, la gentillesse et, comme le développe Kant, sur la volonté.
Parler de l’estime de soi, de celle des autres, c’est reconnaître à la fois les existences de soi et des autres, en tant qu’homme, tant dans leurs diversités que dans leurs qualités et leurs défauts. C’est donc un délicat équilibre à trouver entre ne pas surévaluer ses propres capacités, ni celles des autres, mais ne pas non plus les sous-évaluer.
Dans un livre qui se nomme justement : L’estime de soi*, j’ai relevé : « L’estime de soi est une des fonctions les plus fondamentales, c’est un phénomène discret, impalpable, complexe, dont nous n’avons pas toujours conscience. L’adolescent définit l’estime de soi par cette phrase : c’est comment on se voit, et si ce qu’on voit, on l’aime ou pas. »
[* Estime de soi. S’aimer pour mieux vivre
avec les autres.
Christophe André et François Lelord. Odile Jacob. 2008.]
Les auteurs du livre  précisent que : « L’estime de soi repose sur trois piliers : 1°) l’amour de soi,  2°) la vision de soi-même,  3°) la confiance en soi. »
L’amour de soi, c’est l’élément le plus important. S’estimer implique de s’évaluer, c’est-à-dire apprendre à se connaître de manière objective, avec ses qualités et ses défauts, ses capacités et ses limites.
La vision de soi, c’est le regard que l’on porte sur soi-même, la vision que nous avons de nous-même. Est-ce que c’est une valeur positive ou négative ?
La confiance en soi, c’est la troisième composante de l’estime de soi. Être confiant, c’est penser qu’on est capable d’agir d’une manière adéquate dans des situations importantes. La confiance en soi peut sembler moins fondamentale, pourtant son rôle est primordial, car l’estime de soi a besoin d’actes pour se maintenir et se développer.
Ces trois composantes ont des liens d’interdépendance ; l’amour de soi facilite une vision positive de soi laquelle à son tour influe favorablement sur la confiance en soi. Lorsque ces liens sont dissociés, cela entraîne des difficultés pour mener une tâche à bien.
Rappelons que le mot estime s’applique également à propos des choses. Cette forme d’estime s’apparente au monde économique. Estimer une chose, c’est l’apprécier par ses différents aspects qui peuvent être : sa beauté, sa valeur sentimentale, son originalité, son prix…
Le verbe estimer vient du latin « aestimare », qui, pris dans le sens d’évaluer, signifie : déterminer la valeur de quelqu’un, de quelque chose, avoir une opinion favorable envers ou sur quelqu’un ou quelque chose.
Je terminerai pour l’instant, en vous confiant que j’ai ressenti un attrait particulier pour le sujet. Pourquoi ? Probablement parce qu’il m’a rappelé mes propres doutes, mes interrogations et mes débats personnels entre mon « moi » intérieur, ma pensée, mon âme et mon « surmoi », c’est-à-dire le petit juge de ma conscience. J’en ai conclu qu’en cherchant à mieux se connaître et en cherchant à s’accepter, on peut faire progresser l’estime de soi, l’estime que l’on se porte. Il suffirait peut-être pour cela de se poser quelques questions :
Quelles sont mes aspirations dans la vie ? Mes envies, mes besoins, mes qualités, mes défauts ? Qui suis-je ? Une bonne ou une mauvaise personne ? Qu’est-ce que je vaux ?Qu’en est-il de mon honnêteté ? De ma conscience ? Du respect de mon prochain ? Et quels sont mes atouts, mes capacités, mes compétences, mon envie d’apprendre, et mon amour de mon prochain ?
Débat : G Je pense qu’on peut avoir de l’estime de soi, car en principe on se connaît bien, on connaît toutes ses faiblesses, et chacun de nous a ses faiblesses.

G
Si on n’a pas un peu d’estime de soi, comment apprécier, comment estimer autrui ?
G L’estime de soi navigue entre connaissance et désir de reconnaissance, par l’évaluation pour mieux se connaître ou mieux connaître les autres. C’est un euphémisme que l’expression « j’aime bien cette personne » (on n’emploiera pas le mot amour), quand il y a une démarche positive. On cherche à connaître l’autre, on l’étudie, on l’examine,avec l’espoir d’y trouver le bon.
En revanche, ce qui se fait « à l’estime », c’est tout autre chose, on est « au pifomètre ».
Quand on voit toutes les expressions avec le mot « estime », il s’en dégage un aspect positif. On donne en quelque sorte une valeur morale à une personne, laquelle parfois
peut vous devenir précieuse.

G
Dans estime, estimation, je vois un sens d’évaluation. On pense davantage à quelque chose de plus valorisant qu’une simple estimation. Je n’ai aucune estime pour moi-même, d’autant plus que je ne pense pas avoir une grande valeur. Par contre, j’ai davantage d’estime pour les autres et je suis plus encline à évaluer leurs actes positifs qu’à me souvenir des moins bien. Il n’empêche qu’il y a des personnes que je méprise. Plus que l’estime, je me placerai en regard de l’autre dans le respect.

G
On a coutume de dire : « Il  faut s’aimer soi-même pour aimer les autres. » Je pense que l’estime de soi, cela se construit dans l’enfance. On commence mieux quand on a des parents bienveillants qui savent valoriser les qualités, sans pointer du doigt sans arrêt les défauts. Si, au contraire, on l’aide à contrer ses défauts, l’enfant a de meilleures chances d’avoir de l’estime de lui-même. Il a besoin de sentir que ses parents, ses proches ont une bonne opinion de lui.
C’est difficile de parler de ce sujet sans parler de soi, ce que je n’aime pas du tout. Je me fais violence. Je suis arrivée à l’âge adulte avec une très mauvaise opinion de moi. J’ai surmonté cette situation en développant plus d’altruisme. J’ai appris à écouter les autres, leur prendre la main, les aider…
En fait, être en empathie avec les autres m’a permis de restaurer l’estime de moi, ce qui m’a même amenée à me poser la question de savoir si cet altruisme n’était pas surtout un acte qui m’était destiné ; en aidant les autres, c’est un peu moi que j’aide. Cela va même jusqu’à l’apparence, telle la « coquetterie » pour plaire aux autres, pour trouver ce regard qui vous rassure.
Dans un article*, la psychanalyste Sophie Cadalen dit ceci : « Tant qu’on s’en remet au regard des autres, on est très vulnérable. »
[* Article Bien vieillir, ça sert à quoi ?, paru dans le magazine Elle du 19 juillet 2013, l’intervention de Sophie Cadalen étant sous-titrée : Etre en accord avec soi.]

G
On a souvent des problèmes de complexes ; il faut essayer de les surmonter. Puis, il y a l’expérience de la vie qui nous aide. Mais pour s’estimer, se juger, je me demande si on peut vraiment se connaître.

G
Quand on parle d’estimation, il y a une notion d’approximation et une notion de subjectivité. Quand j’ai lu le thème, je me suis posé la question quant à l’estime d’autrui. S’agit-il de l’estime que l’on porte aux autres ou l’estime que les autres nous portent. En fait ces deux notions et l’estime de soi sont très liées.
C’est vrai que c’est dans l’enfance qu’on se construit, et c’est aussi très difficile de se construire une vie d’adulte équilibrée et de trouver la confiance en soi. L’estime de soi, c’est à partir du regard des autres. C’est en ce sens (et sans tomber dans la psychanalyse) que, me sentant utile aux autres, je me valorise un peu. J’ai du mal à croire aux compliments que l’on me fait, alors que j’ai plus tendance à croire aux critiques. L’estime de soi et l’estime d’autrui sont terriblement en interaction, c’est pourquoi il faut se méfier de ne pas blesser l’autre, car on peut y perdre aussi.

G
L’estime de soi, l’estime des autres, c’est un jugement de valeur à partir de certains critères. Il ne peut pas y avoir d’estime de soi injustifiée. Je ne pense pas que l’estime de soi, se construise dans l’enfance ; elle se constitue toujours et elle nous pousse à atteindre les buts que l’on s’est fixés.
On a évoqué aussi l’estime de soi en fonction des connaissances intellectuelles. Je pense que nous avons tous des savoirs qui nous valorisent ; ce sont des valeurs estimables. Une personne manuelle peut avoir ses valeurs qui vont la rendre estimable, tout comme un PDG peut ne pas mériter sa fonction. Cela dépend de comment on gère son savoir et comment se crée la relation aux autres.
Donc, je voulais préciser que tout au long d’une vie, on peut parfois s’estimer, parfois se sous-estimer. Nous sommes dans une certaine relativité.

G
Nous avons mis en avant des parents aimants pour aider l’enfant à s’estimer. Mais il faut aussi se méfier du laxisme, qui peut faire des dégâts ; on connaît ces « enfants-rois » à qui on a supprimé toute contrainte. Le risque est que l’enfant développe plus qu’une estime de soi, mais un sentiment de toute-puissance. Dans ce cas, il ne pourra acquérir l’estime des autres.

G
On peut difficilement se connaître soi-même et savoir comment on pourrait réagir dans une situation donnée. « Et si j’étais né en 17 à Leidenstadt sur les ruines d’un champ de bataille, » dit la chanson de Jean-Jacques Goldman, « aurais-je été meilleur ou pire que ces gens, si j’avais été Allemand ? »

G
J’ai entendu souvent le mot confiance ; c’est bien sûr la base de l’estime. Si on n’a pas confiance en soi, il est difficile d’avoir confiance dans les autres, et on ne peut en retirer leur estime. La confiance que me manifeste l’autre m’aide pour l’estime de moi.
Au départ, l’estime de soi se construit dans la famille, mais si on n’a pas cette chance, il y a les autres, et, là, c’est une question d’échange. L’estime, dans les divers sens évoqués, cela se construit, cela se cultive, cela se mérite.
J’ai voulu illustrer mon propos avec une métaphore : j’ai comparé cela à une invitation à un apéritif, où chacun doit connaître ses capacités face à l’alcool. Dans cette image, j’y vois
la nécessité du respect de chacun et de la prudence dans le rapport à autrui.
Tout est question de connaissance de soi et cela montre toute la complexité du juste milieu dans l’estime de soi et l’estime d’autrui, et il faut que cela soit sincère.

G
Dans ce thème d’estime de soi, il y a quand même une question de tempérament. On est optimiste ou on est pessimiste. Si on est pessimiste, cela crée un certain handicap au départ ; on n’a pas confiance en soi.

G
Estimer, c’est assumer une opinion ; dire « j’estime que… », c’est du domaine de la confrontation. Mais c’est une démarche qui veut rendre les choses positives. Dans cette démarche d’estime de soi, d’estime d’autrui, on est dans une démarche presque biblique, et aussi dans une démarche pour créer du lien social en dépassant les préjugés, en évitant les écueils de complexe d’infériorité ou de supériorité.

G
Alors, on évalue et on estime après ?
G Le poème de Florence (sonnet) :
Estime d’autrui, estime de soi
Miroir, mon doux miroir, je suis une alouette
qui navigue à l’estime, au gré des vents changeants
Parfois le vent me porte et je vais voltigeant
Je suis légère comme la plume de ma couette
Miroir, mon doux miroir, dis qui c’est la plus chouette
Tu brosses mon ego à grands coups d’indulgents
Ta vérité vibre, comme du vif-argent
Je m’endors en rêvant, de l’or dans ma brouette
Qui a brisé le miroir de mes illusions ?
Dans les débris de mon image en implosion
Les compliments s’évadent et les rancœurs reviennent
Comme des invités qu’on aurait oubliés
Ils ont brisé les verres et fermé les persiennes
Sur les restes pantois de l’inconscient déblayé
G A chaque participant, je vais remettre ce test, qui permet de  « mesurer » l’estime de soi. Il a été élaboré par Nathalie Crépin et Florence Delerue [de l’Institut régional du bien-être, de la médecine et sport santé (IRBMS) du Nord – Pas-de-Calais] :
Echelle d’estime de soi de Rosenberg : […]
En répondant à ce test, vous pouvez obtenir une évaluation de votre estime de soi.
Pour chacune des caractéristiques ou descriptions suivantes, indiquez à quel point chacune est vraie pour vous en encerclant le chiffre approprié :
Tout à fait en désaccord (1)
Plutôt en désaccord 2)
Plutôt en accord (3)
Tout à fait en accord (4)
1- Je pense que je suis une personne de valeur, au moins égale à n’importe qui d’autre. 1-2-3-4
2- Je pense que je possède un certain nombre de belles qualités. 1-2-3-4
3- Tout bien considéré, je suis porté à me considérer comme un raté. 1-2-3-4
4- Je suis capable de faire les choses aussi bien que la majorité des gens. 1-2-3-4
5- Je sens peu de raisons d’être fier de moi. 1-2-3-4
6- J’ai une attitude positive vis-à-vis moi-même. 1-2-3-4
7- Dans l’ensemble, je suis satisfait de moi. 1-2-3-4
8- J’aimerais avoir plus de respect de moi-même. 1-2-3-4
9- Parfois je sens vraiment inutile. 1-2-3-4
10- Il m’arrive de penser que je suis un bon à rien. 1-2-3-4
Comment évaluer votre estime de soi ?
Pour ce faire, il vous suffit d’additionner vos scores aux questions 1, 2, 4, 6 et 7.
Pour les questions 3, 5, 8, 9 et 10, la cotation est inversée, c’est-à-dire qu’il faut compter 4
si vous entourez le chiffre 1, 3 si vous entourez le 2, 2 si vous entourez le 3
et 1 si vous entourez le 4.
Faîtes le total
de vos points. Vous obtenez alors un score entre 10 et 40.
[…]
Si vous obtenez un score inférieur à 25, votre estime de soi est très faible. Un travail dans ce domaine semble souhaitable.
Si vous obtenez un score entre 25 et 31, votre estime de soi est faible. Un travail dans ce domaine serai bénéfique.
Si vous obtenez un score entre 31 et 34, votre estime de soi est dans la moyenne.
Si vous obtenez un score compris entre 34 et 39, votre estime de soi est forte.
Si vous obtenez un score supérieur à 39, votre estime de soi est très forte et vous avez tendance à être fortement affirmé.
G Nous revenons à la formule « Connais-toi toi-même ». Est-ce que je peux appréhender ce dont je suis capable ? C’est vrai dans le domaine sportif, comme dans la vie courante. En revanche, celui qui se surestime va à l’échec.
G Cela m’a amené à penser aux gens qui s’engagent dans le djihad. On connait tous les problèmes des banlieues, avec les clichés sur les jeunes. Et voilà que l’on propose à un d’eux de faire le djihad, d’aider ses frères, de s’engager pour une grande cause : la guerre sainte, s’engager pour Dieu. Est-ce qu’il n’y a pas une part
de manque d’estime de soi, de reconnaissance des autres qui va pousser à s’engager pour finalement devenir « quelqu’un ». N’est-ce pas là une des clefs de l’engagement ?
En conclusion, je dirai qu’une mauvaise estime de soi peut mener aux pires excès ; les recruteurs de tout poil ont bien compris cela depuis toujours.
G L’estime de soi, cela se détermine sur les jugements de ses propres valeurs et de ses capacités. Donc, si on ne s’interroge pas, si on ne cherche pas à savoir, comment peut-on se déterminer ?
Si on se sous-estime, cela peut aller jusqu’à s’humilier, jusqu’à la mort de son « moi ». Et il y a certaines religions où l’on vous inculque l’humilité. Vous êtes tellement humble que vous n’êtes plus rien.
En revanche, la surestimation de soi, la très haute estime de soi, peut isoler une personne.
G Il n’y a pas que la religion qui peut chercher à vous humilier, il y a d’autres formes, tel le système économique, qui, exploitant vos faiblesses, vous laisse penser que plus vous achetez, plus vous valez. Ce qui peut être destructeur.
G Je pense qu’on peut être dans l’humilité et s’estimer soi-même, parce que l’humilité, cela veut dire : Attention ! Pas d’orgueil ! L’humilité, ce n’est pas s’effacer. On peut être dans la modestie et dans une certaine estime de soi.
G Je me souviens de cette injonction du « moi haïssable »* ; on me l’a souvent servie. Chez un enfant, cela peut perturber. [* Pascal. Pensées]
G Quelques citations entendues au cours du débat : Montesquieu : « Il y a autant de vices qui viennent de ce
qu’on ne s’aime pas assez, que de ce qu’on s’estime trop.
»
Alexandre Dumas fils, dans Le demi-monde : « L’amour ne va pas sans l’estime. »
Nietzsche : « L’amitié naît lorsqu’on a pour l’autre une estime supérieure à celle que l’on a pour soi-même. »
Livre cité :
Estime de soi. S’aimer pour  mieux vivre avec les autres. Christophe André et François Lelord. Odile Jacob. 2008. (Disponible à la médiathèque de Chevilly-Larue.)
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