Ceux qui vivent sont ceux qui luttent

Thème :           « Ceux qui vivent sont ceux qui luttent »
            Essai de restitution du café-philo de l’Haÿ-les-Roses
                                        11 octobre 2006
Introduction : Danielle d’après des notes de Guy Louis
1) «  Cette citation de Victor Hugo est  un exemple même de sa lutte pour ses idées. Sa pugnacité se résume en ces vers : « Ils ne sont plus que cent, je brave encore Sylla / S’ils ne sont plus que dix, je serai le dixième / Et s’il n’en reste qu’un je serai celui-là «  (Ultima Verba. Châtiments.
2) Ce propos était déjà d’actualité au temps des australopithèques : « Chaque espèce luttait pour se montrer plus prolifique, plus ingénieuse que toutes les autres, et justifier ainsi sa prétention à être la plus apte à survivre »   «  Pourquoi j’ai mangé mon père ». Roy Lewis.
3) Pour vivre dignement, faire aboutir nos idées, celles-ci doivent être dictées par « le souci des autres «  (A. Jacquard).  La lutte pour certains est une raison de vivre qui s’accompagne de révoltes contre les inégalités et  les injustices. Il s’agit d’une exigence intellectuelle. D’autres vivent sans se soucier de ces inégalités, indifférents aux luttes sociales qu’ils considèrent comme vaines et travaillent à leur croissance personnelle autrement.
4) Vivre biologiquement est aussi une lutte : lutter contre nos faiblesses, nos addictions, nos maladies où la lutte est un facteur important de guérison…
5) On entend parfois chez ceux qui ne luttent plus : « je me suis fait une philosophie, il faut être philosophe ». La philosophie nous enseigne tout le contraire. Elle nous apprend à ne pas baisser les bras, à développer notre esprit critique et à juger par nous-mêmes. Exister c’est résister aux dominations.
6) La lutte est un devoir envers soi : «  Ne soyez pas esclaves des hommes ! Ne souffrez pas que vos droits soient impunément foulés au pied Ne vous humiliez pas devant les grands de ce monde ! Celui qui se fait ver de terre, ne peut se plaindre de se faire écraser ! » (Kant, fondement de la métaphysique des mœurs).
7) C’est fierté de se fixer un cadre moral avec des exigences pour lesquelles on va lutter. On peut se retrouver à la marge en refusant de se trahir dans certains cas. Pour Aristote la motivation première de l’homme était la satisfaction de ses seuls désirs, pour Platon c’est la raison qui commande les actions de l’homme… Controverse qui n’est pas terminée.
8) Et quelques citations : « L’existence toute entière est un combat pour la vie »  Martin du Gard, le goût de vivre.
« Il n’y a point de bonheur sans courage, ni de vertu sans combat » J.J. Rousseau, Emile.
« Certains hommes préfèrent obéir plutôt que de faire sans cesse le choix de leur vie. C’est la propension à l’esclavage » Montesquieu, lettres persanes.

 Débat :    – Vivre ? Lutter ? Vivre c’est être en vie, exister. Il faut se maintenir en vie, continuer à vivre et réaliser des tas de possibles. Quoi vivre ? La logique du quotidien ou la multiplication des expériences ? Lutter, c’est un combat, c’est se battre. Donc il y a un adversaire, quelqu’un qui s’oppose. Si on considère que quelqu’un s’oppose c’est que l’on a soi-même un projet. Ne pas lutter, est-ce ne pas vivre ? Faire preuve de passivité, ne pas agir, ne pas lutter est-ce exister ? Pour profiter de la vie il faut aller au fond de quelque chose.
–     Descartes dit : « Je pense donc je suis ». Penser est donc déjà être

 Poème de Florence :                     Ceux qui vivent sont ceux qui luttent
 Ceux qui vivent, ce sont ceux qui chutent ; ce sont
Des somnambules, des funambules, ils vont
Ils marchent sur la corde raide du destin
Au bout ce sera le gadin ou le festin

 Ceux qui vivent, ce sont ceux qui mutent, non pas
Des caméléons ou bien des tourneurs de vestes
Mais des jongleurs, des marionnettistes célestes
Toi qui rampes n’essayes pas de suivre leur pas !

 Ceux qui vivent, ce sont ceux qui doutent, toujours
Ils ont tourné le dos aux moutons de Panurge
Hurler avec les loups, suivre un faux démiurge
Tapez 1, tapez 2, c’est non et sans détour !

 Ceux qui vivent, ce sont ceux qui goûtent, les fruits
Tout le sel de la vie, ses clameurs et ses bruits
Le goût des larmes, et celui du vin, la couche tendre
Et la bouche durcie qui invite à s’étendre

 Ceux qui vivent, ce sont qui luttent ; ce sont
Ceux dont un essaim fou, emplit l’âtre et le ton
Ceux qui d’un mot enfin égratignent l’abîme
Ceux qui mâchent pensifs, au mépris du sublime
Et font un pied de nez, à notre père Victor.

  –     Ceux qui luttent pour vivre, luttent quelque fois avec eux-mêmes y compris pour une idée fatale qui peut les entraîner vers la mort. Il existe des personnes qui ne supportent pas ce qu’ils pensent de ce que les autres pensent d’eux. Cela pose la question du suicide malgré la lutte.
–     Lutter c’est une manière de se sentir vivant.
–    Mais dans d’autres cultures, par exemple en Orient, la lutte n’est pas si valorisée que dans notre culture. On dit par exemple : « Celui qui ne lutte pas gagne toujours ».
–      Lutter ? Vivre ? Il existe le fait de lutter au sens militant, pour ou contre quelque chose, pour un mieux collectif. Mais il existe aussi la lutte avec soi-même, pour soi. Lutter aide à vivre. Lutter peut faire partie de sa philosophie de vie. Il peut s’agir de réagir à une situation intolérable pour soi ou pour d’autres. Le combat est aussi un excellent anti-dépresseur. Mais on peut voir le cas de personnes lassées qui finissent par jeter l’éponge et ne plus avoir la force de lutter pour un combat collectif. Et puis ceux qui ne luttent pas de façon militante, luttent aussi de toutes façons, même pour leur vie. Tout est lutte. Il y a des luttes pour ou contre ; on ne lutte pas toujours pour vivre mais parfois pour survivre, pour garder sa dignité d’homme, ces droits à la dignité pour lesquels des hommes se sont battus et ont parfois payé de leur vie ; la lutte peut aussi être pour vivre après une perte de quelque chose, de quelqu’un ou d’une situation…
–      Ceux qui vivent sont ceux qui luttent, mais plus ou moins consciemment, plus ou moins volontairement. Exp : un pédiatre parlait à des enfants pour qu’ils guérissent et réagissent à sa parole. La vie quotidienne est une lutte de chaque instant, contre la fatigue, contre la maladie, contre la faim pour certains… A Cachan il a fallu lutter pour la reconnaissance et les propositions de relogement des expulsions qui étaient parfois aberrantes (exp. relogement à Porcheville de personnes travaillant à Rungis). N’est-ce pas se moquer de ceux qui souffrent d’une situation qui leur est imposée ? On pourrait dire dans un contexte aussi troublé « ceux qui survivent sont ceux qui luttent ».
–       Nous sommes dans un monde hyper matérialiste. Certaines luttes sont extrêmement concrètes au quotidien de nos jours (exp. / lutte contre Télécom pour avoir les moyens pour s’occuper de deux personnes malades). Nous sommes dans l’obligation d’être dans certains contextes matériels qui ne fonctionnent pas toujours.
–      Il y a des hommes moyennement vivants et des hommes réellement vivants. Ce n’est pas la quantité de lutte qui fait la différence.
–       On assiste à des luttes sans merci dans les milieux professionnels où la situation s’est dégradée. Il faut quémander, lutter pour avoir de quoi travailler. Nous sommes dans un contexte plus difficile qui ne tient pas compte des individus au travail.
–       Ce qui a disparu, ce sont les solidarités. La pensée est totalement occupée par celui qui dirige l’entreprise dans ce milieu. Chacun doit être occupé pour quelque chose qui est bon pour celui qui dirige. L’employé ne peut plus travailler dans son intérêt ou celui de ses collègues, qu’il oublie. Personne ne s’occupe plus de la souffrance de l’autre. Elle est banalisée – tout le monde se plaint de quelque chose en permanence dans ces situations-. Les nouveaux outils, les techniques, les procédés utilisés, favorisent l’ignorance des uns par les autres. Deux films récents ont montré l’aberration du système : un traite du cas d’une personne qui finit par se suicider sur son lieu de travail ; personne n’avait accepté de voir le problème qu’elle soulevait. « La lâcheté c’est savoir ce qui est bien et ne pas le faire » Confucius. On peut se révolter mais pas en permanence et on ne peut pas non plus en permanence être satisfait. Il existe une pesanteur sur l’ensemble de la société, sur l’échange, la rencontre, la parole nécessaire avant qu’il ne soit trop tard.
Au café-philo on peut faire une parenthèse pour se poser, s’écouter. On devrait apprendre aux étudiants très tôt ce que c’est qu’ « apprendre à s’affronter », à débattre calmement, pour créer des accords ; Quand on s’affronte, on progresse. Dans la lutte l’adversaire nous fait progresser. Le grave c’est le consensus du silence quand quelqu’un souffre. Avec ce consensus celui qui dirige est dans l’impunité et on lui donne raison. Il faut la richesse de tous et la participation de tous dans la société. Il faut apprendre à s’affronter sans se détruire pour trouver un sens aux luttes.
–      Il est important de lutter contre sa paresse. Il peut y avoir un plaisir, une satisfaction à militer et aussi une soif de pouvoir pour changer le monde. La plus grande lutte est contre soi-même. Il faut réussir à se dépasser, à lutter contre ses limites pour les repousser, contre ses faiblesses, contre ses paresses.
–      Lutter c’est apprendre à vouloir,  ce qui entraîne apprendre à réfléchir.
–      Etre paresseux, flemmard pour agir, cela arrive. Il faut susciter la motivation, susciter le désir qui est  à la base de l’action.
–      Une lutte essentielle aussi est de lutter contre le Mal, ce qui nous amène à lutter pour éviter de laisser sortir le Mal qui est en chaque homme.
–      La Nature est bonne mais elle peut aussi être hostile ; Dans notre monde on vit assuré contre tous les risques, et assisté socialement, ce qui peut conduire au désengagement et au refus de prendre des responsabilités.
–      Les hommes préhistoriques ont lutté pour que l’espèce humaine survive.
–      Les notions de Bien et de Mal ne se posent pas dans « ceux qui vivent sont ceux qui luttent » ; on n’est pas dans un jugement de valeur. Certaines luttes sont pour un mieux mais on ne peut pas dire si c’est bien ou mal.
–      Si l’on s’écoute on reste chez soi, on s’installe dans son canapé devant son poste de télévision. Il faut se pousser pour faire ce que l’on estime devoir faire. Il est important de rendre sa vie utile et de savoir ne pas se poser en exemple.
–       Il existe le cas des personnes qui luttent pour garder leurs privilèges ou leurs préjugés ? Que penser de ce type de lutte ? Toutes les luttes sont-elles bonnes ?
–      La formation des jeunes aujourd’hui leur apprend à être battants, à lutter pour la vie, « struggle for life ». Tous les moyens sont-ils bons et la cause les justifie-t-ils ? 
–       Mais aussi, dans une soirée avec des jeunes, il a fallu à une intervenante, lutter contre la drogue, l’alcool, le tabac (ou les psychotropes), tout ce qui conduit à une dépendance qui limite la volonté et le désir de lutter. Elle se demandait si elle était « normale » de ne pas vouloir de ces paradis artificiels et de choisir d’être différente des autres.
–       Il existe des personnes qui se fuient et qui fuient le monde d’aujourd’hui. Lutter pour certaines valeurs ce peut être déjà beaucoup. Alors que les personnes dépendantes sont absentes des autres, elles sont hors des vivants. Elles ne luttent plus. Ne pas faire comme les autres ne signifie pas ne pas être normale.
–      Nous posons le problème du fascisme qui s’attaque à la liberté des autres. Par exemple : dans une émission de télévision, on assiste à un égalitarisme des temps de parole. N’est-ce pas de la  démagogie de donner le même temps de parole à tous ? Et de donner une tribune à des idées qui ne doivent pas se propager. « La liberté pour tous sauf pour les ennemis de la liberté. » ?Cela peut être utilisé par le fascisme contre les idées et les libertés de leurs interlocuteurs. Faut-il mieux connaître l’ennemi ou pas ? On note que la presse de 1930 à 1940 en propageant des idées antisémites, et une propagande intolérante, a préparé l’arrivée de Pétain et de sa politique discriminatoire
–     La lutte n’est pas nécessairement un combat. Une défense passive et non violente peut être une lutte efficace. La non-violence a parfois fait ses preuves  
       – Dans la lutte pour le Bien et contre le Mal, on peut dans un débat être chacun de bonne foi et défendre des points de vue opposés. On lutte pour son idéal mais on n’a pas nécessairement le même idéal.µ
        – La question se pose également de savoir comment transmettre son désir de lutte aux principaux intéressés. On lutte parfois pour d’autres qui ne suivent pas forcément. On peut citer aussi le cas de ceux qui ne luttent pas et qui récoltent les fruits des luttes des autres. Le Bien ne vient pas que de l’humain, ni le Mal. Il faut étendre le domaine de la lutte au-delà de soi-même. La lutte n’est pas un jugement de valeur, ni bien, ni mal mais un engagement personnel à l’intérieur de soi et à la fois à l’extérieur pour les autres. Aujourd’hui il existe des groupes qui se développent (collectifs, forums…) et qui luttent pour une solidarité dans le travail.
     – Nous notons l’importance de certaines luttes dans des secteurs collectifs pour des choix de sociétés, par exemple la lutte contre le profit à tout prix dans le secteur marchand.
     –  Nous rappelons la situation de personnes qui forment un groupe spontané à l’occasion d’un événement et qui luttent ensemble pour cette cause. Mais il se forme aussi parfois des groupes négatifs par exemple un consensus pour tous fuir quand quelqu’un se trouve mal.
     –  Pendant la guerre dans le ghetto de Varsovie, fallait-il lutter ou pas ? De toutes façons tous sont morts. La riposte aggrave-t-elle la situation ou permet-elle de garder une dignité dans les situations désespérées ? N’a-t-on pas dit de ceux du ghetto : « ils se sont bien battus ».
     – –  « Ceux qui vivent sont ceux qui luttent » de Victor Hugo semble opposer ceux qui vivent au reste du troupeau qui est versatile ; il vise les gens qui suivent.
     – Une intervenante parle de sa perplexité devant les jeunes casseurs et la difficulté du dialogue. Elle a l’impression d’être devant un mur. Comment rationaliser leurs luttes ? De même comment lutter contre toutes les addictions, contre ce qui aliène : alcool, jeu, sexe, médicaments, idéologies négatives…
     –  Car en effet, il y a d’autres luttes que politiques, et des luttes pour d’autres idées que des idées politiques. On est engagé dans des luttes personnelles pour sa vie de tous les jours. Par exemple une personne en surpoids peut vouloir lutter par un régime sévère qui mobilise son énergie, pour ne pas grossir. On peut aussi constater chez certains hommes politiques que leur action est une lutte personnelle mal réglée ou une histoire qu’il « répare » en politique. N’est-ce pas important aussi de bien se connaître, de faire son histoire pour être en accord avec soi-même, avec ce que l’on fait dans la vie et rester ouvert et disposé au dialogue, à la communication ? Si chacun réglait ses luttes personnelles y aurait-il autant de luttes collectives ? Contre quoi, contre qui se bat-on ?  La collectivité n’amplifie-t-elle pas les luttes personnelles ? Où les luttes doivent-elles être le plus collectives possibles pour résoudre les problèmes personnels ?
–  Il existe par exemple la lutte pour la recherche menée par les chercheurs pour financer leur recherche.  Actuellement on ne finance que les grosses formations organisées en pôles de compétitivité. Pourtant la recherche a un intérêt à la fois pour la collectivité et pour l’individu… Il s’agit d’un progrès pour l’humanité en général.
        – La lutte est parfois présentée comme un plaisir mais il y a des luttes dans la nécessité. La lutte peut-être un choix personnel pour une cause qui nous intéresse et nous gratifie, ou une nécessité contre une situation inacceptable d’injustice ou de souffrance qui nous indigne, les deux formes de luttes n’étant pas exclusives. Mais les personnes en tant qu’individus doivent s’effacer devant une cause. Il y a de nombreuses luttes qui si elle sont besoin de porte-parole ne supportent pas le pouvoir personnel.
–     Il existe aussi une lutte dont on parle moins : celle de vouloir mourir dans la dignité qui n’est pas une lutte pour l’euthanasie mais pour l’accompagnement et un minimum de maîtrise si possible de sa mort, une dernière liberté.
       –   Pour lutter avec des chances de succès il faut parfois une bonne dose d’innocence et ne pas être désabusé : Ainsi Winston Churchill disait : « tout le monde pensait que c’était difficile à faire, quelqu’un ne le savait pas et il l’a fait ».
–    Dans la lutte individuelle il entre la notion de plaisir. Si l’on fait quelque chose qui nous fait plaisir en s’engageant, ce plaisir sera transmis aux autres. Il faut avoir des luttes contaminantes qui donnent envie de vivre et qui transmettent de la vie, du désir, du plaisir…
     – Guy nous cite Marcelle Kapi dans « Une voix de femme dans la mêlée » préfacé par Romain Rolland, et « la lettre de Louise Michel à Victor Hugo »  Mercure de France. Il existe des guerres, des hommes qui sont utilisés pour ces guerres et des femmes qui lisent et apprennent à prendre leur place pendant les guerres. Et si une lutte se situe dans la transmission d’idées, elle peut aussi amener l’autre à penser par lui-même, à apprendre à agir, même si il y a parfois dissymétrie entre celui qui transmet et celui qui reçoit et s’initie, se forme.
     –   La lutte c’est personnel, mais on ne doit pas se culpabiliser quand l’autre ne nous suit pas. On ne doit pas se culpabiliser par rapport aux choix des autres. Il est important cependant de ne pas être seul. Et dans les luttes collectives, on n’est pas seul.
Conclusion  (Danielle): Il apparaît dans notre groupe un large accord sur la nécessité de lutter pour vivre, mais chacun compte tenu de son histoire, de ses convictions, de ses rencontres, donne à la lutte un contenu différent, du plus personnel au plus collectif. Il est important sans doute de constater que toutes ces luttes ne sont pas exclusives et que tout combat pour plus d’humanité, d’ouverture à l’autre différent, d’amélioration de la qualité de la vie et des relations, pour plus de justice sociale et une meilleure répartition des biens à tous les niveaux de celui personnel à celui de l’échelle mondiale, pour la liberté individuelle et pour les libertés collectives, pour le droit à la différence politique, ethnique, sexuelle, religieuse… pour garantir les droits de chacun (se nourrir, avoir un toit, avoir accès à la culture et à l’éducation), ou pour continuer à faire vivre une connaissance ou un savoir-faire etc… toutes ces luttes ont leur légitimité et nous font vivre. Il appartient à chacun de se déterminer librement et sans contrainte pour savoir la lutte qu’il souhaite mener et définir ses priorités.   Pour certains elles viseront à l’épanouissement et la connaissance de soi, pour d’autres elles s’ancreront dans des convictions ou dans la nécessité par le côtoiement de situations intolérables qui les motiveront à combattre pour refuser ces situations et les améliorer.
Mais comme dit Jacques Attali : « Ce qui est bon pour le juif doit être bon pour l’ensemble de l’humanité ». Cela vaut pour chacun. Ce qui est  bon pour soi doit être bon pour l’ensemble  de l’humanité. Et c’est ensemble qu’il faut lutter dans un monde contrasté et chaotique où nous sommes tous appelés à vivre au mieux pour soi et pour les autres et tournés vers l’avenir.

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